Édition
2. Le poêle a indii|uâ qu'il aTait rinlfiition de terminer une idylle (il ne dit pas laquelle) par les vers ji F. de P.inge que nous plaçons ici. Les précédents éditeurs, sauf M. (!. do (liu'nier, les ont rattachés arbitrairement, mais sans inconvénient d'ailleurs, à la pièce d'ilylas.
Ainsi, les yeux remplis de langueui- et de mort, Pâle, elle ouvrit sa bouche en un dernier effort :
c 0 vous, du Sébethus * naïades vagabondes,
Coupez sur mon tombeau vos chevelures blondes.
Adieu, mon Clinias ! moi, celle qui te plus,
Moi, celle qui t'aimai, que tu ne verras plus.
0 cieux, ô terre, ô mer, prés, montagnes, rivages.
Fleurs, bois mélodieux, vallons, grottes sauvages,
Rappelez-lui souvent, rappelez-lui toujours
Néère tout son bien, Néère ses amours ;
Cette Néère, hélas ! qu'il nommait sa Néère,
Qui pour lui criminelle abandonna sa mère ;
Qui pour lui fugitive, errant de lieux eu lieux,
Aux regards des humains n'osa lever les yeux.
Oh ! soit que l'astre pur des deux frères d'Hélène
Calme sous ton vaisseau la vague ionienne ;
Soit qu'aux bords dePœstum, sous ta soigneuse main,
Les roses deux fois l'an couronnent ton jardin,
Au coucher du soleil, si ton âme attendrie
Tombe en une muette et molle rêverie.
Alors, mon Clinias, appelle, appelle-moi.
Je viendrai, Clinias ; je volerai vers toi.
Mon âme vagabonde, à travers le feuillage,
Frémira ; sur les vents ou sur quelque nuage
Tu la verras descendre, ou du sein de la mer,
S'élevant comme un songe, étinceler dans l'air,
Et ma voix, toujours tendre et doucement plaintive,
Caresser, en fuyant, ton oreille attentive. »
3. Le Sébellius traverse Naples. On l'appelle à oiémat Fiume délia JUaddalena.
Néèi'c, ne va plus le coulier aux flots, De peur d'être déesse, et que les matelots, N'invoquent, au milieu de la tourmente amère, La blanche Galalce et la blanche Néère *.