Édition
S'i BUCOLIQUES
Près d'elles descendue, à leurs yeux exposée, Opis et Cymodoce et la blanche Nésée Eussent rougi d'envie, et sur tes doux attraits Clierciié, non sans dépit, quelques défauts secrets; Et loin de toi chacune, avec uu soin extrême, Sous un roc de corail menant le dieu qu'elle aime, L'eût tourmenté de cris amers, injurieux, S'il avait en parlant jeté sur toi les yeux.
XVIIP
M NAIS*
Bergers, vous dont ici la chèvre vagabonde,
La brebis se traînant sous sa laine féconde.
Au dos de la colline accompagnent les pas,
A la jeune Mnaïs rendez, rendez, hélas!
l'ar Cérès, par sa fille et la terre sacrée,
Une grâce légère autant que désirée.
Ah! près de vous jadis elle avait son berceau,
VA sa vingtième année a trouvé le tombeau.
Que vos agneaux du moins viennent près de ma cendre
M(! bêler les accents de leur voix douce et tendre.
Et paître au pied d'un roc où, d'un son enchanteur,
La tlùte parlera sous les doigts du pasteur.
i . Revue de Paris, 1830.
2. Traduction de la 98» épigramme de Léonidas de Tarenlo. Anal., t. I, p. 24f). (\ote d'André C/icnirr.)
Ln-i alir(''viations sij,'iii(iont : Analecta vrteru/n poclarmn yrwcoruin, ptiljl. par Lirunciv ea 3 vol.
Qu'au retour du printemps, dépouillant la praii le, Des dons du villageois ma tombe soit fleurie; Puis, d'une brebis mère et docile à sa main, En un vase d'argile il pressera le sein, Et sera chaque jour d'un lait pur arrosée La pierre en ce tombeau sur mes mânes posée. Morts et vivants, il est encor pour nous unir Un commerce d'amour et de doux souvenir.
C'est en songe que la jeune Mnaïs est venue leur dii'e cela.
Et la blanche brebis de laine appesantie*
Syrinx parle et respire aux lèvres du pasiour.