‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 59 sur 232 · XXIV · texte numérisé non relu

XXIV

Toujour ce souvenir m'attendrit et me touche,

Quand lui-même, appliquant la flûte sur ma bouche,

Ri?nt et m'asseyant sur lui, près de son cœur,

M'appelant son rival et déjà son vainqueur.

Il façonnait ma lèvre inhabile et peu sûre

A souffler une haleine harmonieuse et pure;

Et ses savantes mains prenaient mes jeunes doigts,

Les levaient, les baissaient, recommençaient vingt l'ois

Leur enseignant ainsi, quoique faibles encore,

A fermer tour à tour les trous du buis sonore.

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