‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 75 sur 232 · XLIV 1 CHANSON DES YEUX · texte numérisé non relu

XLIV 1 CHANSON DES YEUX

Le commencement est imité de Shak. f. p. of Heni'v I\"'.

Viens : là, sur des joncs frais ta place est toute prèle.

Viens, viens, sur mes genoux viens reposer la lèle.

Les yeux levés sur moi, tu resteras muet.

Et je te chanterai la chanson qui te plaît.

Comme on voit, au moment où Phœbus va renaître,

La nuit prête h s'enfuir, le jour prêt à paraître.

Je verrai tes beaux yeux, les yeux de mon ami,

En un demi-sommeil se fermer à demi.

Tu me diras : a Adieu, je dors, adieu, ma belle.

— Adieu, dirai-je, adieu, dors, mon ami fidèle,

Car le... aussi dort le front vers les cieux, »

Et j'irai te baiser et le front et les yeux.

Ne me regarde point, cache, cache tes yeux 3 ; Mon sang en est brûlé ; tes regards sont des feux . Viens, viens. Quoique vivant, et dans ta fleur première, Je veux avec mes mains te fermer la paupière. Ou, malgré tes efforts, je prendrai ces cheveux Pour en faire un bandeau qui te cache les yeux.

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