LES CYGNES
« Un pêcheur a détruit l'espoir de la couvée : Les roseaux la cachaient, mais rien ne l'a sauvée Deux petits emplumés tentaient le vol joyeux, La flèche du chasseur les a percés tous deux. Le fleuve a retenti des plaintes maternelles ; Et pourtant sur l'eau bleue et dans les fleurs nouvelles Nous vivons, attendant le chasseur incertain, Dont la flèche pour nous, est l'ordre du destin. »
LES ROSEAUX
« Les roseaux inclinés, que l'orage tourmente, Font glisser sur les flots leur voix qui se lamente. Tu peux comme eux gémir au souffle des douleurs : Les saules, les roseaux, les cieux, tout a des pleurs. Mais quand luit le soleil, et que le vent fait trêve, Que ton front consolé comme nous se relève ! »