LA PREMIÈRE NEIGE
Dans mon verger clos de buis,
Où je puis Tout surveiller de ma chambre, Mes deux pommiers — quel malheur !
Sont en Heur...
Et nous touchons à novembre.
Un caprice, un faux réveil
Du soleil Au printemps leur a fait croire; Et les fleurs imprudemment,
Un moment, Ont blanchi l'écorce noire.
Mes pêchers, mon grand souci.
Vont ainsi Rougir dans la matinée Et perdre, à ce jeu trompeur,
J'en ai peur.
Leurs fruits de toute une année.
Mais un vent souffle du nord,