‹ Œuvres poétiques (volume 4)Chapitre 100 sur 138 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ZAPATA

LEDOCTEUR PÉDRO-GIRON,

CARDENIO

ZAPATA à Cardenio.

Mon manifeste est prêt, je le signe à l'instant : C'est concis et c'est fier... Vous en serez content.

Lisant.

i( Citoyens, un tyran que le Mexique abhorre A des forfaits nouveaux se préparait encore; Par un indigne coup longuement médité, Don Pèdre allait chez nous tuer la liberté. Un héros a surgi ! dans sa juste colère, Alvarez réveilla le lion populaire:

On combattit trois jours. — Le peuple a triomphé! Nos droits sont à l'abri, le monstre est dtoufl'é. Levons-nous! imitons cet élan magnifique. Alerte! et crions tous : « Vive la république! »

C A RD E NIO

Très bien !

LE DOCTEUR

Très bien ! Pourtant si c'était que de moi, J'ôterais ces gros mots; j'en suspecte l'emploi. Il est moins de héros, de monstres qu'on ne pense; Le succès fait souvent toute la différence. Regardez bien l'envers et retournez le gant; Hélas! que de héros sont doublés d'un brigand!

CARDENIO

Diable de modéré! tais-toi, tu me désoles; Laisse-nous donc agir...

LE DOCTEUR

Oui, pas tant de paroks.

CARDENIO

Veux-tu me reprocher mon métier de rimeur ? Je viens de l'arsenal...

ZAPATA

Je vais chez l'imprimeur.

LE DOCTEUR

Va vite ! — et que chacun retienne bien son rôle,

l'alcade de tampico. 28 j

L'éloquent Zapata portera la parole; Nous! prenons le fusil... C'est un bon argument, Pour qui sait en user, peuple ou gouvernemenf.

Ils sortent.

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