‹ Œuvres poétiques (volume 4)Chapitre 116 sur 138 · PREMIER BOURGEOIS · texte numérisé non relu

PREMIER BOURGEOIS

Quepourrait-ce bien être?

Vous le savez, monsieur!

LE DOCTEUR

Par serment solennel Je vous jure que non.

LES DEUX BOURGEOIS, s'en allant.

Merci, mon colonel.

l'alcade de tampico. 315

un ouvrier.

Un colonel! voilà celui qui va nous dire...

LE DOCTEUR

Tout ce que vous voudrez, mon brave homme, et sans rire,

l'ouvrier.

Mon colonel, a-t-on arrêté l'assassin?

LE docteur.

Lequel? j'en connais tant...

l'ouvrier.

C'était un capucin Porteur d'un coutelas béni, dit-on, à Rome, Qu'on trouva cette nuit sous le lit du grand homme. Le chien l'avait saisi... le poste est accouru... Mais par la cheminée il avait disparu.

On a dans son couvent commencé les poursuites.

le docteur.

Un capucin, monsieur! c'étaient quatre jésuites Bien vus et bien comptés ; l'un armé d'un poignard, L'autre d'un pistolet; le troisième, un vieillard, N'avait qu'un goupillon, l'autre une hallebarde... On découvrit sur l'autre un vieux pot à moutarde. Mais rempli d'un poison dont vous allez juger; Trois cents forçats...

une voix.

Messieurs, le peuple est en danger,

jl(î TRIBUNS ET COURTISANS.

Les sergents ont trouvé chez les visitandines, Un envoi de Madrid, quatorze guillotines!

AUTRE VOIX

Mais, grand Dieu ! cas gens-là nous égorgeront tous !

PLUSI EURS VOIX.

Sans notre dictateur c'en était fait de nous.

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