ASILE
A MON AMI AMEDEE HENNEaUIN
Non, le fatal ennui qui nous pousse au blasphème
Ne sera pas vainqueur!
Pour échapper au monde et pour me fuir moi-même,
J'ai des ailes au cœur.
Je conserve immortels l'amour de la nature.
Votre amour, ô mon Dieu !
Ce double asile, ouvert aux peines que j'endure,
Me reçoit en tout lieu.
L'homme sur votre nom, que l'univers atteste,
A répandu sa nuit :
J'irai vers le désert oîi votre empreinte reste,
Où votre beauté luit.
Le désert ! épanchant sur les âmes qui saignent Des philtres embaumés,