‹ OEuvres posthumesChapitre 35 sur 103 · L\ SERVANTE DU RUI · texte numérisé non relu

L\ SERVANTE DU RUI

Mcideiiiui^cllc Racliil eut des démêlés avec le Tliéàtre-Fianç.iis. Elle écrivit une letti-e pour envoyer sa démission de sociétaire ; puis elle retira cette démission, et l'envoya une seconde fois. C'e^t au milieu de ces fâcheux débats (jue le puëte composa, un matin, les stances suivantes, où l'on voit sa tristesse, ses illusions perdues et sa renonciatiiin.

A MADEMOISELLE IIACIIE

Si la lioiiclic lie doit rien duc De ces vers désormais sans prix ; Si je n'ai pour être compris, Ni tes larmes, ni ton sourire;

Si dans ta voix, si dans tes traits.

Ne vit plus le l'eu qui m'anime ; Si le noble cœur de Monime Ne doit plus savoir mes secrets ;

Si la triste lettre est signée ; Si les gardiens d'un vieux tombeau Laissent leur prêtresse indignée Sortir, emportant sonilambcau;

Colle langue de ma pensée, Que tu connais, que tu soutiens, Ne sera jamais prononcée Far d'autres accents que les tiens.

7i (KUVIIES PUSTIILMES.

J'ciisisc [ilulùt ma mémoire Kt mou beau rcvc amhilieiix !

Mon iiéiiie élail dans la iiloiic ; Mon couraye était clans tes yeux.

MailciiioisL'lIc Railiel n'a jamais roiiiiu ces slani.c> ; le poète, après les avoir écrites pour sou propre soulagement, n'a pas juyé à propos lie les lui envoyer.

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