‹ OEuvres posthumesChapitre 48 sur 103 · LOIŒDAN, FABRICE, MICHEL, VISCONTI, SUITE · texte numérisé non relu

LOIŒDAN, FABRICE, MICHEL, VISCONTI, SUITE

VlSCOiNTI.

C'est volic l'ault', seigneur, si je suis imjiortun. Vous n'avez pas voulu me permettre de rien voir dans cette ville ijue j'aime tant avant ce que j'en aime le mieux.

L01!ÉDA>.

Soyez le bienvenu, marquis. Mettez votre main dans celle-ci, ni plus ni moins que si c'était la patte du lion de Saint-Marc en personne. Vous avez raison d'aimer vos amis.

VISCONÏI.

De tout mon cœur... Jamais le lion de Saint- Marc ne tut plus grand qu'en ce moment... Pendant (pi'il extermine les Génois à vos portes, ses pavillons couvrent toutes les mers, et, bien qu'on le voie immobile, le monde entier sait qu'il a des ailes.

L 0 ri É D A > .

Vous sav(!z que, j)0ur un Vénitien, il n'y a pas de meilleur compliment que ceux (|u'on adresse à Venise... Ah cà, dites-moi, étes-vous las? vous avez l'ail le chemin cette nuit.

98 ŒUVHES POSTHUMES

VISCONTI

Oui, si court (juc soit un vo^ajj;e, la IVaiclieur de la nuit mcplait... Ce n'est pas, il est vrai, la coutume ; mais le soleil et la [loussière me gâtent les plus belles routes.

LOliÉDAN.

Cela est l'ort incommode, en etïet.

VISCONTl.

Et, par un brillant clair de lune, notre belle Italie endormie me semble encore plus belle qu'éveillée.

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