‹ OEuvres posthumesChapitre 51 sur 103 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LES PRÉCÉDENTS, FAUSTINF

l,01tKDAN.

Ma fille, voici le s.eigneur Viscoiiti (jui vient de l'armée el, fjui nous fait l'honneur d'être notre hôte dans le palais. 11 vient s'y reposer des latiyues de la guerre.

VISCONTI

Je n'en ai vu que les hasards, madame, et, s'il *en est de cruels, il y en a d'heiueux, j)uisque j'en ai pu trouver un qui me permet d'être à vos j)ieds.

FAUSTINE

Vous venez de Milan, seigneur. Comment se porte la princesse Valentine?

VISCONTI

Elle nous a (piittês pour toujours. Nous espérions en vain la revoir ; elle veut rester duchesse d'Orléans.

FAUSTINK.

Je connais sa devise, seigneur I

VISCONTI

Elle est un peu triste.

10'2 (KIIVHES POSTIIIMES.

FM'STINK.

Il est vrai : « Rien ne m'est plus... plus ne m'est rien... » Elle est triste, mais digne (relie.

VISCONTI

C'est eelle d'un ccrur brisé.

FAUSTINE

C'est relie d'une âme vaillante.

VISCONTI

Cependant ses amis voudraient Ton voir changer.

FAUSTINE

Etes-vous sur que ce soient ses amis?

VISCONTI

Je crois être du nombre de ceux rpii l'iiiment l<' mieux.

FMSTINE.

Et moi aussi, bien que ce soit d'nn peu loin.

VISCONTI

Je le sais, madame, et je serais beurenx si le nom de ma belle cousine pouvait me recommander à vous.

FAUSTINE

Le vôtre vous suffit, seigneur, pour être le bienvenu partout.

FABRICE , bas, à Michel.

M'a.'^-tii trompé, ou t'es-tu trompé toi-même?

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