‹ OEuvres posthumesChapitre 82 sur 103 · M ARGUE RIT F · texte numérisé non relu

M ARGUE RIT F

Qui, tous deux ?

VALBRUN

Vous et moi.

MAUGUKRITE.

Et ffui est le traître?

VALBRUN

C'est mon perfide ami, votre indigne amant '...

MAlîGUERlTK.

Oh!... oli! ... voilà des expressions!... C'est encore M. de Prévannes que vous baptisez de cette façon-là ?

VALBRUN

Oui, lui-même.

Vous voulez rire.

VALBRUN

Xon pas, je n'en ai nulle envie.

MARGUERITE

Et quelle est cette raison ?

VALBRUN

Tenez, mademoiselle, lisez ce billet.

MARGUERITE, lisnnt.

.'( Si je veux vous en croire, madame.. »

VALBRUN

Voyez, je vous prie, voyez, mademoiselle, s'il était possible de s'attendre...

MARGUERITE, lisnnf.

« Oue rien ne retarde plus mon bonheur... »

|f!4 (KIIVRES POSTHIIMKS,

VM.nitlN.

()\i\'n [)(Misc7,-V{)Us7 A (|iioIlo rcmnio nso-l-on ('"crire d'un pareil style? Y a-l-ii rien an iiKnnle de |iliis impertinent, de plus insolent?

MAI. r. UKIUTF..

A dire vrai...

.\'est-il pas visible que, pour écrire ainsi à une l'emme, il faut s'en supposer lé droit? et encore [leut-on l'avoir jamais"' Et la comtesse tolère un pareil lanf^age ! Mademoiselle, il faut nous veuiier!

M Al! on F. RITE, lisiiil toujours.

« Mais est-ce assez de me le dire!... »

VAI.BRUK.

A'ous lisez attentivement.

M ARGUl itn K.

Oui, je m'écoute lire... VA vous v(i\de/. (pn^ nous nous vengions? Comment cela ?

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