‹ Œuvres posthumesChapitre 50 sur 89 · LE PHARAON · texte numérisé non relu

LE PHARAON

ne com'euse de Venise p^l^ Fit un bâtard Égyptien, V/^M P''-^' 1^^^ beaucoup de gens de bien

Ont été mis nus en chemise.

Son air n"a rien qui scandalise , Tant il paroit d'un doux maintien.

Les yeux baissés comme un novice.

On diroit quo dans son emploi Il ne respire que justice.

Voilà pour moi, voilà pour toi.

Qui soupçonneroit d'artifice L'égalité de cette loi?

Il fait bien plus, il vous présente Trois, sept, quinze et trente pour un.

Quel est le marchand que ne tente L'espoir d'un gain si peu commun?

Mais cet espoir qui vous cajole Est la fable du pot au lait.

Pièces Diverses. 263

Au lieu de la double pistole, Vous êtes payé d'un doublet.

Quand il vous présente sa face, Il vous eu coûte votre argent, Autant vaudroit voii' la grimace De Bouquin, l'honnête sergent*.

Qui nous met tous à la besace.

Le fourbe est souvent expulsé Par les ordres de notre maître; Mais il rentre par la fenêtre Quand par la porte on l'a chassé, Et s'il n'est pas mieux relancé.

Il va vous conduire à Bicêtre.

'étuis un Espagnol fort grave; Mais l'on m'a tant pretintaillé , Qu'à force de me faire brave, ^'0 Je parois tout dépenaillé.

Autrefois, dans toute la France, Fier comme uu empereur romain.

Je tenois bonne contenance Et marcbois la pique à la main.

Escorté d'un profond silence.

Toujours par quelque intelligence Je tenois l'ennemi si bas, Que, si je n'en triompbois pas, Je mtttois l'affaire en balance , Prêt à livrer nouveaux combats , Quand j'aurois doublé ma finance.

Mais j'ai baissé le pavillon;

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