LES BELGES ET LA LUNE
On n'a jamais connu de race si baroque Que ces Eelf^es. Devant le joli, le charmant, Ils rouleai de gros- yeux et grognent sourdement; Tout ce qui réjouit nos cœurs mortels les choque.
Dites un mot plaisant, et leur œil devient gris Et terne comme Tœil d'un poisson qu'on fait frire ; Une histoire touchante : ils éclatent de rire, Pour faire voir qu'ils ont parfaitement compris.
U) Pièce parae pour la première fois dans le Charles Baudelaire, publié chez Rédè Plncebourde, op. cit.
ta) IbifL
Comme Tesprit ils ont en horreur les lumières, Parfois, sous la clarté calme du firmament, J'en ai vu qui, rong'és d'un bizarre tourment,
Dans rhorreur de la fang-e et du vomissement, Et g-orgés jusqu'aux dents de genièvre et de bière, Aboyaient à la lune, assis sur leur derrière I