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Bruxelles. Physionomie de la rue

Premières impressions. On dit que chaque ville,

Liège.— 3i. Gand. — 3a. Bruges. — 33. Epilogue, conseils aux Français.

On remarquera que, pour les i8 premiers chapitres, celte liste de Ch. Asselineau concorde à peu près avec le manuscrit Argument du Livre sur la Belgique, publié par Eucènc Crépet.— V. Lettres, années 1865-66. ^» 'r t- b r

chaque pays a son odeur. Paris, dit-on, sent ou5^/itait le chou aigre.Le Cap sent le mouton. Il y a des îles tropicales qui sentent la rose,le musc ou Thuile de coco. La Russie sent le cuir. Lyon sent le charbon. L'Orient, en général, sent le musc et la charogne. Bruxelles sent le savon noir. Les chambres d'hôtel sentent le savon noir. Les lits sentent le savon noir. Les serviettes sentent le savon noir. Les trottoirs sentent le savon noir. Lavage des façades et des trottoirs, même quand il pleut à flots. Manie nationale, universelle.

Fadeur générale de la vie. Cigares, légumes, fleurs, fruits, cuisine, yeux, cheveux, tout est/arf^, tout est triste, insipide, endormi. La physionomie humaine, vague, sombre, endormie. Horrible peur, de la part des Français, de cette contagion sopo^ reuse.

Les chiens seuls sont vivants; ils sont les nègres de la Belgique.

Bruxelles, beaucoup plus bruyant que Paris; le pourquoi. Le pavé, irrégulier ; la fragilité et la sonorité des maisons ; Tétroitesse des rues; l'accent sauvage et immodéré du peuple; la maladresse universelle ; le sifflement national (ce que c'est), et les aboiements des chiens .

Peu de trottoirs, ou trottoirs interrrompus (conséquence dé la liberté individuelle, poussée à Textrême). Affreux pavé. Pas de vie dans la rue. — Beaucoup de balcons, personne aux balcons. Les espions^ signe d'ennui, de curiosité ou d'inhospitalité.

Tristesse d'une ville sans fleuve.

Pas d'étalages aux boutiques. La flânerie, si chère aux peuples doués d'imagination, impossible

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à Bruxelles. Rien à voir, et des chemins impossibles.

Innombrables lorgnons. Le pourquoi . Remarque d'un opticien. Etonnante abondance de bossus.

Le visage belge, ou plutôt bruxellois, obscur, informe, blafard ou vineux. Bizarre construction des mâchoires. Stupidité menaçante.

La démarche des Belges, folle et lourde. Ils marchent en regardant derrière eux et se cognent sans cesse.

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