Enseignement
Universités de l'Etat, ou de la commune. Universités libres. Athénées. Pas de latin. Pas de grec. Etudes professionnelles. Haine de la poésie. Education pour faire des ingénieurs ou des banquiers. Pas de métaphysique.
Le positivisme en Belgique. M. Hanon etM. Altemeyer, celui que Proudhon appelait : cette vieille chouette! son portrait, son style. Haine générale de la littérature.
i5. — La langue française en Belgique.
Style des rares livres qu'on écrit ici.
Quelques échantillons du vocabulaire belge.
On ne sait pas le français, personne ne le sait, mais tout le monde affecte de ne pas savoir le flamand. C'est de bon goût. La preuve qu'ils le savent très bien, c'est qu'ils engueulent leurs domestiques en flamand.
aya œuvhes posthumes
i6. — Journalistes et littérateurs.
En général, ici le littérateur (?) exerce un autre métier. Employé, le plus souvent.
Du reste, pas de littérature, française, du moins. Un ou deux chansonniers, singes dégoûtants des polissonneries de Béranger. Un romancier, imitateur des copistes des singes de Champfleury. Des savants, des annalistes ou chroniqueurs, — c'est-àdire des gens qui ramassent et d'autres qui achètent à vil prix un tas de papiers (comptes de frais pour bâtiments et autres choses,entrées de princes, comptes-rendus des séances des conseils communaux, copies d'archives) et puis revendent tout cela en bloc comme un livre d^histoire.
A proprement parler, tout le monde ici est annaliste (à Anvers, tout le monde est marchand de tableaux; à Bruxelles, il y a aussi de riches colleclectionneurs qui sont brocanteurs de curiosités).
Le ton du journalisme. Nombreux exemples.
Correspondances ridicules de V Office de Publicité.
— U Indépendance belge, UEcho du Parlement.
U Etoile belge. — Le Journal de Bruxelles. Le Bien Public. — Le Sancho. — Le Grelot. — UEspièglCy etc., etc..
Patriotisme littéraire. Une affiche de spectacle.
17. — Impiété belge. Un fameux chapitre^ celui'làj ainsi que le suivant.
Insultes contre le Pape. .=-^ Propagande d'impiété.
— Récit delà mort de l'Archevêque de Paris (i 848). Il est aussi difficile de définir le caractère belge
que de classer le Belge dans l'échelle des êtres.
II est singCf mais il est mollusque. Une prodigieuse étourderie, une étonnante lourdeur. Il est
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facile de Topprimer, comme Thistoire le constate; il est presque impossible de Técraser.
Ne sortons pas, pour le juger, de certaines idées : Singerie, contrefaçon, conformité, impuissance haineuse, et nous pourrons classer tous ces différents titres.
Leurs vices sont des contrefaçons.
Le gandin belge.
Le patriote belge.
Le massacreur belge
Le libre-penseur belge, dont la principale caractéristique est de croire que vous ne croyez pas ce que vous dites, puisqu'il ne le comprend pas. Gontrefaçon de Timpiété française. L'obscénité belge, contrefaçon de la gaudriole française.
Présomption et fatuité. — Familiarité. — Portrait d'un Wallon fruiUsec.
Horreur générale et absolue de l'esprit. — Mésaventures de M. de Valbezène, consul français à Anvers. — Horreur du rire. — Eclats de rire sans motifs. — On conte une histoire touchante ; le Belge éclate de rire, pour faire croire qu'il a compris. — Les Belges sont des ruminants qui ne digèrent rien. Et cependant, qui le croirait ? La Belgique a son CarpentraSy sa Béotie, dont Bruxelles plaisante. C'est Popéringhe.
Représentation du Jésuite de Pixérécourt au Théâtre Lyrique. — Le Jésuite. — Marionnette. — Une procession. — Souscription royale pour les enterrements. — Contre une institutrice catholique. — A propos de la loi sur les cimetières . — Enterrements civils. — Cadavres disputés ou volés. — Un enterrement de solidaire. — Enterrement civil d'une femme. — Analyse des règlements de
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la libre-pensée. — Formule testamentaire. — Un pari de mangeurs de Bon Dieu !
i8. — Impiété et prêtrophobie.
Encore la libre'pensée. — Encore les solidaires el les affranchis. — Encore une formule testamentaire, pour dérober le cadavre à TEglise. — Un article de M. Sauvestre, de V Opinion nationale^ sur la libre-pensée. — Encore les cadavres volés. — Funérailles d'un abbé mort en libre-penseur. — Jésuitophobie. — Ce que c'est que notre brave De Buch, ancien forçat, persécuté par les Jésuites . — Une assemblée de la libre-pensée^ à mon hôtel, au Grand Miroir. — Propos philosophiques belges. — Encore un enterrement de solidaire sur Tair : « Ah I Zut t alors t si Nadar est malade. »
Le parti clérical et le parti libéral.
Egalement bêtes. — Le célèbre Boniface, ou De Fré (Paul-Louis Courier belge), a peur des revenants, déterre les cadavres des enfants morts sans sacrements pour les remettre en terre sainte, croit qu'il mourra tragiquement comme Courier et se fait accompagner le soir pour ne pas être assassiné par des Jésuites. — Ma première entrevue avec cet imbécile. — 11 était ivre. — Il a interrompu le piano, en revenant du jardin où il était allé vomir, pour faire un discours en faveur du Progrès j et contre Rubens, en tant que peintre catholique.
— Les abolisseurs de la peine de mort. — Très intéressés sans doute dans la question, en Belgique, comme en France.
— L'impiété belge est une contre-façon de l'impiété française, mais élevée à la puissance cubique.
— Le coin de« chiens ou des réprouvés.
— Bigoterie belge.
— Laideur, crapule, méchanceté et bêtise du clergé flamand. — Voir la lithographie de VEnter^ rement par Rops.
Les dévots belges font penser aux chrétiens anthropophages de T Amérique du Sud.
Le seul programme religieux qui puisse s'imposer aux libres-penseurs de Belgique est le programme de M. de Gaston, prestidigitateur français.
Curieuse opinion d'un compagnon de Dumouriez sur les partis en Belgique : « Il n'y a que deux partis : les ivrognes et les catholiques. » Ce pays n'a pas changé.
[Deuxième fragment (i).]