Singularités de la grammaire latine de Clarke
Il ne compte que sept parties du discours et laisse de côté le pronom et le participe, qu’il remplace par l’adjectif.
Il n’admet que cinq cas dans les noms, et rejette le vocatif. — La raison qu’il en donne est curieuse .
— Voir la note de la page première.
Voici l’ordre des cas d’après lui : — nominatif, accusatif, génitif, datif et ablatif.
125. — Vers le milieu du treizième siècle, et sous le pontilîcat de Grégoire IX, il arriva une curieuse histoire (1).
Le comte de Gleichen fut fait prisonnier dans un
(1) Voir Muséns. — Contes populaires de l’Àllemasme : Mélechsato. [IXote du Trad.) - >
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cômbat contre les Sarrasins et réduit en esclavage. Employé dans les jardins du sérail, il attira l'attention de la fille du sultan. — Elle reconnut en lui un homme de qualité, s’en énamoura et lui offrit de favoriser son évasion s'il consentait a l’épouser.
Il lui répondit loyalement qu’il était déjà ma-: rié. — A quoi elle répliqua qu’elle n’y voyait point matière à scrupule, attendu que la coutume de son pays admettait la pluralité des femmes. D’accord sur ce point, ils parvinrent à gagner Venise. Le comte s’empressa de se rendre à Rome, mit Grégoire an fait des particularités de son aventure, et, sur sa promesse de convertir miss Sarrasine a la foi catholique, il obtint une dispense d’avoir deux femmes.
La première épouse fut si joyeuse de retrouver son mari, a quelque condition que ce fût, qu’elle acquiesça a tout et se montra même hautement reconnaissante à l’égard delà belle libératrice. L’histoire mentionne encore une autre circonstance antinaturelle, — c’est que la Sarrasine n’eut pas d’enfants et qu’elle témoigna une tendresse maternelle à ceux de sa rivale. — Quel malheur qu’elle n’ait pas laissé après elle des rejetons de sa race !
On montre encore a Gleichen le lit dans lequel ils couchaient en paix tous les trois, — et que, pour 1 cétte raison, on aurait pu appeler plus justement une tombe.
Ils furent enterrés ensemble dans l'église des