‹ Œuvres posthumes complètes le Koran Sterne inéditChapitre 20 sur 173 · LA R IG AIL · texte numérisé non relu

LA R IG AIL

J’avais douze ans. je vous l’ai déjà dit, lorsque mon père et ma mère revinrent en Angleterre cl m’y amenèrent avec eux. Je fus alors placé dans une école ordinaire, — sur ma demande expresse, car j’avais menacé mes parents, en cas de refus, de m’enrôler parmi des bohémiens, alin d’acquérir la science à tout prix. — De l’école, je passai en temps utile à l’Université.

Je ne vous ennuierai pas ici de détails sur mon éducation, — dont les fruits apparaissent suffisamment dans mes écrits. — Prouvez ce que vous valez par vos œuvres et non par vos paroles, a dit quelqu’un, — sinon, je le dis moi-même. Ma vie, voilà tout ce que le lecteur est en droit de réclamer de moi.

Mon introductrice dans le vaste champ de l’existence fut la femme de chambre de ma mère. La glissade ne fut pas mienne, — le faux pas vint d’elle. — Hélas! que j’eus d’esprit! — 11 est inutile - ,

que je présente ici l’apologie- de ce faux lias. — Les hommes doivent être initiés aux mystères d’iniquité, alin de suivre plus sûrement les sentiers de la vertu. —

Kl si vous ne m'en croyez pas sur parole, parce «pie je suis un chrétien, écoulez ce que Térencc, un païen célèbre, a dit sur ce sujet :

lit vcro est, quod ego mihi pulo palmarium Me reperisse quomodo ndolescentulus Mcretricum ingénia el mores posset noscere.

Mature ut «un cognOrit, perpetuo oderit.

{Euh.)

Je me mariai peu de temps après, et je lis pari de mon expérience a ma femme; — elle reçut sans ré- }niyuance, etc.

Il serait, je pense, fort inconvenant à moi d’ajouter une ligne de plus a ce chapitre.

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