PARTIE I
matin, et tirant des fleurs aromatiques les essences les plus exquises (1).
La fable improbable des têtes de l’hydre n’a-t-elle pas depuis longtemps été vérifiée, — que dis-je? dépassée, hors des limites de la fiction la plus extravagante, parce, qu’elle était en contradiction absolue avec le cours des choses connu, — par le polype qui se reproduit par section? — Les analogies de la Nature indiquent suffisamment les voies de la Providence.
Tout ce que notre insuffisance ne peut expliquer doit-il être nécessairement impossible? N’exisle-l-il pas dans l’Univers des mystères innombrables que chaque jour un accident nous révèle ou que la philosophie expérimentale nous démontre? Oserons-nous encore poser des limites à la puissance du grand Auteur des Mondes?
Qui a créé la matière ? Qui l’a douée de mouvement? Qui a ajouté la sensation à la matière et au mouvement, et h la matière, au mouvement et à la sensation, la conscience, l’intelligence et la réflexion? Qui, grand Dieu! qui? — Répondez-moi, incrédules; qui? — jusque-là, taisez-vous. — O misérable folie ! -