‹ Œuvres posthumes complètes le Koran Sterne inéditChapitre 94 sur 173 · PARTIE II · texte numérisé non relu

PARTIE II

‘pour un cheval mort ? — Tel fut le cas pour mon protecteur. — Comme il s’était déjà payé lui-même, l’œuvre a marché lentement, — et n’est pas encore terminée.

49. — J’ai tant d’aversion pour un caractère maussade, que je pardonnerais plutôt à ma femme l’adultère que la mauvaise humeur. — Je ne puis <joùter sur ses lèvres les baisers de Cassio (1), mais.je peux fort bien apercevoir un nuage sur son front.

50.. — J’ai un tel mépris, une telle horreur de la bassesse, que je ferais plutôt mon ami d’un meurtrier que d’un individu convaincu de ce vice ,

A mes yeux, la bassesse implique l’improbité; — l’improbité, l’ingratitude; — l’ingratitude, l’irréligion, — et l’irréligion tous les vices et immoralités de la nature humaine.

51 . — Il existe plusieurs moyens de provoquer le sommeil. — Penser au murmure des ruisseaux^ ou au balancement des arbres. — Calculer des nombres. — Faire égoutter au-dessus d’une casserole de cuivre, une éponge humide, etc. — Mais la tempérance et 1 exercice valent beaucoup mieux que ces succédanés.

(1) Shakspenre, — actfe ni, scène ni. {Note du Trad.)

LE KOBAN.

52, — Yis pour apprendre et apprends a vivre. — Pensée originale.

55. — J’ai toujours eu — et je conserve encore — une meilleure opinion du sens et de la vertu des femmes que les hommes ou les femmes elles-mêmes en général.

54. — La mort n’est terrible pour nous que comme un changement de condition. — Vivons donc de manière qu’elle ne soit qu’une continuation de notre état actuel, c’est-à-dire en pratiquant constamment la charité, la bienveillance et la religion. Telles seront en effet les occupations de la vie future, — si nous ne devons pas y demeurer aussi méprisables et oisifs que les dieux de Lucrèce.

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