STROPHE I
O mon Esprit ! au sein des cieux ,
Loin de tes noirs chagrins, une ardente allégresse Te transporte au banquet des Dieux, Lorsque ta haine vengeresse Rallumée à l’aspect et du meurtre et du sang, Ouvre de ton carquois l’inépuisable flanc.
De-là vole aux méchans ta flèche redoutée,
' D’un fiel vertueux humectée,
Qu’au défaut de la foudre, esclave du plus fort, Sur tous ces pontifes du crime ,
Par qui la France, aveugle et stupide victime. Palpite, et se débat contre une longue mort, T.ance ta fureur magnanime.
I. Cette Ode parait avoir été composée à l’occasion ds la fête donnée à Paris, dans le mois d’avril 179a, aux Suisses révoltés du régiment de Château-Vieux , sur une motion de Collot d’Herbois. On ne saurait mieux appliquer le facit indignatio versum de Juvénal.
Voyez encore, parmi les ïambes imprimés à la fin du présent volume, celui qu’ André Chénier composa pour la même circonstance. [Note de F Éditeur.)
ODES
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