‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historique, par m. H. de Latouche; revues, corrigées, et mises en ordreChapitre 92 sur 119 · STROPHE H · texte numérisé non relu

STROPHE H

Que tant d’opprimés expiraiis Aillent aux cieux réveiller le Supplice;

Que sur ces monstres dévorans Son bras d’airain s’appesantisse;

Qu’ils tombent: à l’instant vois-tu leurs noms flétris. Par leur peuple vénal leurs cadavres meurtris,

Et pour jamais transmise à la publique ivresse Ta louange avec leur bassesse?

Mais, si Mars est pour eux, leurs vertus, leurs bienfaits Sont bénis de la terre entière;

Tout s’obscurcit auprès de la splendeur guerrière: Elle éblouit les yeux, et sur les noirs forfaits Etend un voile de lumière.

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