LA 1I0S1<Î<JE
Ah l je Yous trouve à propos.
Ma sœur l II faut qu'ea peu de mots De mes chagrins avec tous je m'^xpliqos.
LÀ DAMSE.
Vous, des chagms^ 6 dieux !
Vous, du oombi^ax Paris les plus chères délices !
LA MCSiQCK.
Qu'il m'est dur, qu'il m'est amB|-«iX; Cet amoui ! Qu'à mou oœur il cause de si^lices ! ^ C'est la mode aujourd'hui d'estimer mes appas.
On témoigne d'en £aire «as
Et chaque goût s'-ea accomniûde;
Mais quand oa croit qiie to^tme ril^
Ce.u'tst pas moi que Ton ^lésit, C'est la mode.
LA DAKABk
On chante pu^tout.
Partout on s'en pique; L'aimable Musique T tient le haut bout.
Vivez plus contente; Quel soin sii^rfiu A tort ^^ouvabtB Votre âme tremUante?
ftSo Lifl Plaisirs*
Ou ne parle plns^ On chaate.
LA MUSIQUE
Oui, je deviens conunane» et c'est là mon malheur ! C'est par là qne je suis perdue.
Cette fureur dans les cœurs répandue Est la source de mon malheur.
Le froid compositeur et le chanteur bizarre Avilissent mon art, tristement corrompu.
Et par un murmure barbare , Dans l'opéra mon récit le plus rare Est chaque jour interrompu.
TOUTBS DEUX.
Pour ne point divulguer une si noble étude.
On ne peut avoir trop d'égards Et les mains de la multitude Sont le tombeau des arts.
LA MUSIOUB.
Recevez-moi, solitude cbanaantet Vous qui m'avez donné le jour.
Hélas I dans vos déserts je vivois si contente!
Trop d'empressement m'épouvante, Un tumulte odieux m'alarme en ce séjour; Recevez-moi, solitude charmante.
Vous qui m'avez donné le jour.
Chez vous, dès l'aurore naissante.
J'entendrai les oiseaux célébrer mon retour. C'est chez vous qu'il faut que je chante
Le tendre, le discret amour.
Recevez-moi, solitude charmante.
Vous qui m*aves donné le jour.
Lb« Plaisibs* »Si