‹ Œuvres posthumes de Sénecé;Chapitre 45 sur 93 · SCÈNE SECONDE · texte numérisé non relu

SCÈNE SECONDE

Le Jeu, La Co&yersfttion.

LB JEU

Séparons-nous avant qu'avoir querelle.

Nous en prenons assez le train.

LA GOHTEftSATIOlf.

Est-ce chose nouvelle De voir le Jeu chagrin?

LE JEU

Prétendez-vous que j'endure Votre £9itigant caquet? Quand je mets à l'aventure La substance la plus pure Que produise la nature, Puis-je souffrir sans murmure Le babil d'un perroquet Et ce procédé coquet

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Qui me rompt toute mesure ?

Qoand ma bourse à la torture Pousse le dernier hocpiet, Préteudez-vous que j'endure Votre fatigant caquet?

LÀ coxvEasi»Tioir.

Ingrat! qn'osex-vous dire?

Attendoi9-]e de vous de tels remerctme&ts ?

Sans ma vertu^ quel dieu pourvoit suffire A régler vos emportements ?

LE JEU

Votre vertu séyère

Est dans un grand crédit!

Hais par malheur, des tours que vous m'avez fait faùre On a pénétré le mystère; Écoutez ce que l'on en dit :

Souvent à la tendresse

Le jeu fait un chemin;

L'amant avec adresse.

Les cartes à la main.

En conte à sa maîtresse.

De mille .heureux momtents

Cette feinte est la sooiee.

Et le jeu des amants

N'en veut point à. la bourse.

LA COUVERSlTlOir.

C'est bien le prendre, en vérité; On doit vous pardonner cette délioatesie.

Vous que la bonne foi, vous que rbonnéteté Accompagnent sans cesse.

Vous qu'on voit fréquenté Par tant dS gens de probité !

Vous qui réglez si bien les mceorffde la jevneMe!

Les Plajsias. %Si

C'est bien le prendre, en yérité ; On doit TOUS pardonner cette délicatesse.

LE JEU

Si je vans ponsse nn peu, vons l'ayez mérité. Pourquoi vous emporter sur une bagatelle ?

Je TOUS Ta! déjà cût^ chatouilleuse beauté :

Séparons-nous avant qu'avoir querelle*

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