‹ Œuvres posthumes de Sénecé;Chapitre 55 sur 93 · LA FRANGE · texte numérisé non relu

LA FRANGE

A LA MAURITANIB-TINGITANE

sur la demande faite de madame la princesse de Coati pour le roi de Maroc *.

ue me demandez-Yous, superbe Tingitane ?

Osez-vous y penser?

La fille de Louis juscpi'au rang de sultane* Peut-elle s'abaisser?

Si votre ambition m'enlevoit ma princesse^

Mes peuples révoltés Armeroient plus de bras que n'en arma la Grèce

Pour de moindres beautés. Notre Europe, en héros^ en monar({ues féconde,

Suffit à son désir, Et pour y faire un roi le plus heureux du monde.

Elle n'a c(u*à cboisir.

L'Afrique de tout temps fut pour les belles reines

Un terrain dangereux; Je frémis dV penser : les histoires sont pleines

De leur sort malheureux.

Chaque jour on entend retentir le théâtre

Des pleurs de leur maison.

On y voit Sophonisbe, on y voit déop&tre

Périr par le poison. ^

Encor des temps passés oubUeroit-on la rage,

Si-votre nation

1. Hnley-Isman ajrant demandé en marii^ la princeise de Conti (i7o«), cela donna lieu )i nne fonle de pam^VBts.

%yo Pièces DivsasBS.

N'ayoit poiQt fait glisser jusqu'à son Toisinage

Cette contagion.

Belle àme qui m'entends du haut de TEmpirée^

Sans un trait si méchant Ta régnerois encor et serois adorée

Des peuples du couchant !

MoKM eaipoisosDeim doni le sang îofidëlfi

Dut être exterminé, IM pourquoi Ferdinand et la fière Isahelle

Vous 00148 paidADoé?

Mais quand je ne eraindrois d'ancnn revers tragifse

Le déploffdale sort; Quand la foi de TAsabe avec la foi punique

N'anioit aucun rapport.

Comment pourrois-je voir sous tqb lois coniugnles

Un objet si charmant A disputer un cœur contxe deux cents maies

00019e bassement? f

Quoi donc! cette beauté qui ûisoit las délifies

D'un empie galant, ViTXoit assujettie aux barbares capricea

D'un eunuque insolent?

Ce génie adoré des saTants et des braves,

Cette aoorce de feux, N'auroit pour entretien qu'un vil troupeau d'esdares,

Autattt esclave qu'eux!

Non, non, je ne veux point de oouAoniie usurpée

Et si j'y prétendois, Louis porte uno épée

Qoi la pani oonqnérir.

Son aïeul pour la foi souffrit avec constajica^

Des travaux infinis.

Ga^ATast poiai par les nœuds d'une indigne alliance

Qu'il aUaQittTum&

JkfL %.màC

Pièges Diyersbb. 271

Aussi grand, aussi saint, le roi qui tient sa place

Aspire au même honneur. Tremblez^ présomptueux» il régale en audace

Et le passe en bonheur.

De TO8 anciens giifirmezs qjnCon yaoke anoee justesse ..

Suscitez les grands noms.

FailBS-seus Toir Sypbaz, Jusurlha, IfiassiDeaBe»

Nous TOUS écouterons , Surtout si TOUS cherchez à tous rendre Sacile

Un projet trop hardi.

Commencez par soumettre au joug de FÉrangile

Le démon du midi.

RenouTclez ces temps dont le pieux usage

Fut Uchemeut proscrit, Où la sayante Hippone et l'austère Carthaga

Annon^ient Jésus-Christ.

Rétablissez chez tous ce culte yénérable

Qu'Arius avilit, Et que par une erreur encor plus détestable

Mahomet abolit.

11 se pourra qu'alors sur raideur qui tous T^tmst,

Jetant des yeujL plus doux^ De l'aTCu de Ix>uis, notie chère priucesBa

Prenne pUié de tous.

Peut-être consentant qu'une illoatse fortune

Vous comble de bonheur.

Pour reine elle pourra vous accorder quelqu'une

De ses filles d'honneur.

271 Pièces Diverses.

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