MENUET DE LULLY
es soins que ]'ai pris Pour attendrir Iris Ont touché foiblement l'infidèle; Son traître cœur donne à la bagatelle.
Une ardeur nouvelle Lui semble plus belle Que mes feux constants.
Cependant quelques ans .
Vont finir son printemps :
Elle voudra m'aimer en ce temps; Mais c'est où je l'attends.
ÉPI6RAMMES.
Que vos traits sontfcharmants ! que wos avez Tair doux ! Ne vous ai-je point dit que je brûle pour vous?
Il est vrai pourtant^ ou je meure :
Pour vous prouver ma passion^ Au sortir de ce bal il ne me faut qu'une heure De conversation.
Lycas, qui partageoit le lit P'Armide qu'il croyoit fidèle, La surprit en flagrant délit Avec un amant beau comme elle.
3o^ PlàCJKS DIVBR8BS.
P'aboid, prompt à brataliser^ n fit un éclat aatbentiqiie, liais la belle sat l'apaiser Par cette raison sans réplique :
Ah ! mon eher^ ta dois m'excofier.
Et ma faute n'est pas si grande :
Quel mo7en de le refuser?
Il pleure quand il le demanda»
Arcas, aux maux accoutumé ^
Porte de dures chaînes; Pendant qu'il ne fut point aimé^
n soul&it mille peines; Mais quand sa belle a consenti
De payer sa tendresse, Le malheureux a ressenti
Des maux d'une autre espèce.
Philis, que son berger réduisit aux abois,
Disoit d'une tremblante voix:
Si tu n'arrête» pas ton effort téméraix» , Je ferai de mes chs retentir tout ce boia* Mais un loup qui passât fit peur à la bergère.
Philis se tut et laissa faire.
La jexme et friponne Sylyie, Un jour s'entrenant avec son médecin , Lui demandoit quel temps E trouYoit le plus sain Pour prendre le plaisir le plus doux de la ^, — La question me plait; elle e^ digne de Touft> Dit-il j et je tous tsûs édaixdr ce myetère :
PtÈCBS DlTKRSBS. I09
On dit que le matin il est plus salataite ,
Mais le soir je le crois plus doox.
Alors, en souriant d'une bouclie si belle.
Que le Tieil Esoulape en tut tout transporté : — J'aurai soin tous les soira de mon plaiÛT, dit^lle.
Et les matins de ma santé.
Damon, tn me promets les vers de la Moimoye ; D'un si rare présent j'anrois lieancoap de joie, ilaia la moitié suffit à mou amliitioa.
Va '. fais-moi seulement tenir de la monDoye , Pour des vers, Diea merci ! J'en ai provision.