CHANSON CONTRE TROIS POÈTES DRAMATIQUES
e grand suooès qu'eurent sur le Théâtre- François rainéComeille, et Racine après Itd»
donna beaucoup de dégoût pour les auteurs qui eurent le maUitar de parottre 4 leur suite. Ce n'étoit pas une diose facile d'^approcher de leur mérite. Alteille» Gampistron et Pradon ne laissèrent pas de tenter l'ayenture^ mais ayec peu de succès. Les deux premiers cherchèrent dans de grandes protectioni ce qu'ils ne pouvoient espérer de leur mérite. AMUe s'attacha à M. de Luxembourg et Campisfron â M. de Vendôme ^ qu'ils suiyirent dans leurs expéditioui militaires. Pradon demeura à. Paris sans patron. Piendaiit la campagne de quatre-vingt-onze ^ on fit de tous tn^ ce couplet :
Ea nn4rai, Abeille aeoompagne Noi irietoises de MB cteinoB; Sur let «flUre» d'ATlftmagne On Terra prendre le bant ton
A Camplstron ; Peor èbftnter tonte I* eampagne , SalâandettflnidraltPEtAQii.
ÉLDQB Vrxm PEINTRE ET D^IW PCHfrfR ][
a part que j'ai à cet éloge me fera soupçon^^ ner d'un peu de ranité pcttr Faroir mis daB» ; mon recueil ; mais , parce que j'y spîs pour la moitié^ s'ensuit-il qu'il scât moinft bon ? Ce seroit une conduite injuste et ridicule tout ensemble de vouloir supprimer une bonne diose parce que l^ , y dit du bien de moi. Le jeune Coipel , un des plus .
Bons Mots* 3i7
ctxeelleDis peuitres de notre temps^ ayaut fait im fort beau tableau, dans lecpiel il représentoit la colère de Jacob trompé par son beaa-père Laban, quand il loi supposa Lia dans son lit à la place de Rachel , je fus si tottcbé des grâces de ce tableau que je roulus le cel<^er par une Idylle, qui fit assez de bruit. Yigarani, rm des plus beaux eqtrits que lltalie ait donnés à la ^vmcQ, renvoya oe distique à un de nos amis communs, qui lui avoit envoyé copie de cette. Idylle:
Ad Senecœum, .
Ora pidens ttibulis voces audisse putavi :
Carminé dicta refers, ora videre puto.
Un gentilhomme, nommé Saint^GiUes, qui n'étoit pas accusé de trop louer, ne laissa pas néanmoins d'imiter ces vers latins en cette sorte :
Des vers et dn tableaa Tagréable imposture Fait l)Tiller k nos yenx un merveilleux talent :
Sënecé nous peint en iwrlant
Et Goipel wnâ parle en peinture.