‹ Œuvres posthumes (volume 2)Chapitre 148 sur 148 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Avant- propos v

Introduction 1

Réflexions philosophiques sur le temps présent. — Le général Bedeau et la révolution de 1848. — Le général Eugène Cavaignac. — Le général de La Moricière. — Les généraux Brunet, Mayran, Frossard, au siège de Sébastopol. — M. Jules Favre avant, pendant et après les événements de 1870. — Le général Clément Thomas et les meurtres révolutionnaires du 18 mars 1871. — Le chef d'escadron d'état-major Capitan.

Conclusion. J'ai toujours vu les généreux périr 57

Ciiap. I. — Exposé sommaire des faits qui ont précédé, en le préparant, le dernier effort de ma carrière (le siège de Paris). 50

Ma famille, mon éducation. — Mes vues sur nos institutions militaires et sur l'armée avant la chute du second empire. — Lettre à mon père sur le coup d'État (décembre 1851). — Lettre du ministre de la guerre maréchal Vaillant (1855). — Une réponse prophétique. — La guerre austro- prussienne et la bataille de Sadowa. — La commission impériale de réorganisation de l'armée française. — Mon opinion sur le vaincu de Sadowa général Benedeck. — La déclaration de guerre de la France à la Prusse. — Ma lettre du 8 juillet 1870 au ministre de la guerre. — Pseudo- crainte de guerre avec l'Espagne. — Le maréchal Le Bœuf. — Projet de diversion politique , navale et militaire dans la Baltique. — Conférence à la présidence de l'empereur où font explosion les divisions intestines gouvernementales. — Les vues de l'empereur et de l'impératrice. — Ma déclaration au ministre de Danemark comte de Moltke.

Chap. II. — La guerre de 1870 et ses premières conséquences Wissembourg. — Reischoffen. — Spickeren 96

Co4 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Ma lettre du 10 août 1870 au général de Waubert, aide de camp de l'empereur, destinée et remise à l'empereur. — La réponse du général de Waubert (13 août). — Paris unique base d'opérations défensives après nos défaites. — La politique du désarroi à Paris et ses effets en ce qui me concerne. M. Emile Olivier, le président Schneider, l'amiral Jurien de la Gravière. — De Paris à Châlons. — L'ingénieur en chef Jacqmin. — L'indiscipline d'un régiment revenant de Reischoffen. — Saisissante arrivée à Mourmelon de l'empereur venant de Metz. — La conférence de Châlons, sa haute importance. — Ma réponse en trois points à une question de l'empereur. — La conférence de Châlons selon le rapporteur de l'enquête. — Ferme attitude et rôle décisif du prince Napoléon à la conférence. — Les souvenirs du maréchal de Mac-Mahon sur la conférence. — Mes raisons d'accepter la mission pleine de périls que me donne l'empereur, de préparer son retour à Paris et d'en prendre le gouvernement militaire. — Physionomie des assistants à la conférence de Châlons : l'empereur, le prince Napoléon, le maréchal de Mac-Mahon, le général Schmitz. — De Châlons à Paris. Mes espérances et mes illusions. — Une ironie du destin pendant le trajet. Elle me donne le temps d'écrire en wagon ma proclamation aux habitants de Paris.

Chap. III. — A Paris. L'impératrice Eugénie. — Un jugement impartial 140

L'impératrice me montre une railleuse et outrageante défiance en me proposant le rappel en France des princes d'Orléans. L'amiral Jurien de la Gravière intervient. — L'impératrice me déclare que l'empereur ne reviendra pas à Paris et me fait rayer de ma proclamation l'avis de ce retour. Elle ajoute, mettant à néant les stipulations de la conférence de Châlons , que l'armée qui se réunit là fera sa jonction avec celle de Metz. — Mon entrevue avec le ministre de la guerre général de Palikao. — Ses aveugles, inébranlables et fatales résolutions. — Le conseil de l'impératrice aux Tuileries. M. Rouher. — Crise aiguë au conseil entre le ministre de la guerre et moi, au sujet de l'exécution extra -légale d'un officier prussien. — Je cesse de paraître au conseil. — Réflexions sur l'état d'abaissement des esprits que révélait l'objection : Il fallait donner votre démission, qui me fut faite à l'Assemblée nationale écoutant le récit de mes tribulations impériales. — Exposé sommaire de l'état des fortifications de la capitale en 1870. — L'inquiétude dans Paris. Affluence à mon quartier général de sénateurs et de

députés en quête de nouvelles que je n'avais pas et d'avis que je donnais librement. — Ma lettre au ministre de la guerre au sujet du séquestre militaire sous lequel il tenait systématiquement le gouverneur de Paris. — Le désastre de Sedan et la journée du 4 septembre.

Chap. IV. — La république. — Où, comment et par qui je suis

informé du désastre de Sedan 175

Loyal avertissement de la situation que me fait le ministre de la guerre, par une lettre de mon sous -ordre le général Soumain.

— Le matin du 4 septembre je suis reçu par l'impératrice aux Tuileries. M. de Lesseps. — Calomnies et calomniateurs. M. Oscar de Vallée. — Intervention auprès de moi, dans l'aprèsmidi du 4 septembre, du général Lebreton, questeur de l'Assemblée. Mon effort personnel au milieu des foules en délire pour la dégager. — Témoignage de M. de Lesseps contre le mensonge impérial qui m'accuse de n'avoir pas paru aux Tuileries le 4 septembre. — La princesse Clotilde. — Mon testament du 15 juillet 1870 avant l'ouverture des hostilités. — Un procès fameux. Réflexions qu'il me suggère. — A l'Hôtel de Ville. Avant d'accepter un rôle dans le gouvernement provisoire, je lui impose trois conditions qu'il s'engage à remplir, et une quatrième qui m'est personnelle , celle d'avoir l'autorisation du ministre de la guerre encore en fonctions. Je vais la chercher.

— A l'hôtel de la guerre. Excellent accueil du général de Palikao. Une tragédie qui déguise une comédie. — La trinité de l'impératrice Eugénie, de M. Rouher, du général de Palikao au cours de l'effondrement de 1870. — Retour à l'Hôtel de Ville. Réflexions sur l'attitude et sur les vues qu'au milieu de ses événements m'ont prêtées l'intérêt politique et la haine. — Comment et pourquoi je deviens le président du gouvernement de la Défense nationale. — M. de Rochefort. Son rôle comme membre du gouvernement, jugé par M. Picard. — Physionomie générale du gouvernement de la Défense. Ses mérites et ses démérites. La tiédeur de mon enthousiasme et de ma confiance dans la victoire finale me compromettent gravement vis-à-vis de lui et de la population. Ma vive opposition à la grande revue patriotique m'achève vis-à-vis de tous. — La revue du 14 septembre a lieu. Elle exalte tous les cœurs. Elle glace le mien , mais je refoule tous les sentiments dont me pénètre l'expérience de la guerre, pour parler au patriotisme enflammé le langage qu'il attend de moi. Ordre du jour du 14 septembre

Chap. V. — Le fameux plan. — Situation militaire de Paris après Sedan 223

Considérant l'armée de Metz comme perdue pour la France et assuré d'être un jour attaqué dans Paris par toutes les forces prussiennes, je prépare la défense sur le modèle du siège de Sai^agosse en 4809, dont les récits de mon professeur de guerre le maréchal Bugeaud remplissent mon esprit. — Exposition du plan raisonné de la défense. Elle est à la fois extérieure au début de la lutte , périmétrique quand , nos dehors perdus , le combat sera transporté sur l'enceinte , intérieure quand l'enceinte sera perdue. Développement énorme et achèvement complet de ces travaux. Hommage de gratitude aux défenseurs de Paris à qui en revient l'honneur. En conseil, dans la séance du 13 septembre , je déclare que Paris me parait imprenable. L'ennemi le sait. Il n'attaquera jamais. Il formera le blocus, se fortifiant sur tous les points qu'il occupe, avec un art auquel je rends justice entière. Dans ces forteresses ainsi préparées il attendra patiemment nos attaques quand, après l'émeute, la réduction progressive et la fin de nos approvisionnements nous forceront à renoncer à tous les avantages de notre situation pour aller affronter avec nos rassemblements armés tous les avantages de la sienne. — État d'esprit où me laisse cette cruelle déception. Réflexions douloureuses sur le second siège de Paris soutenu contre l'armée française par les insurgés de la Commune , qui seuls ont bénéficié, pour leur criminelle entreprise, des moyens de défense inutilement accumulés pour la préparation du premier siège. — Résumé du plan de défense et des circonstances restées incomprises ou inaperçues qui l'ont frappé de stérilité.

— Constitution et commandement des troupes de la Défense. Elles sont, avec des degrés, pleines de bon vouloir patriotique. Elles manquent entièrement de cohésion et d'équilibre militaire. — La garde nationale. Réponse aux politiciens qui ont fait un crime au gouvernement de la Défense d'avoir armé la population de Paris. — Souvenir à quelques-uns de mes principaux collaborateurs militaires. L'un d'eux, le général Ducrot, est l'un des hommes de guerre les plus considérables de la France contemporaine.

Ciiap. VI. — Le gouvernement de la Défense à Paris (de la révolution du 4 septembre à l'arrivée de l'ennemi, 15-18 septembre).

— Le gouvernement n'a que deux semaines pour s'annoncer

au pays et préparer son action 256

Proclamation libérale et sage avec laquelle il se met en contradic-

tion par ses premiers actes. — Vaines discussions politiciennes en conseil. — La vérité sur les dispositions où était le gouvernement à l'égard de la convocation d'une Assemblée nationale. La première délégation à Tours, MM. Grémieux et Glais-Bizoin. Ma lettre à l'amiral Fourichon. — La nomination, à l'élection, des officiers des gardes mobiles, l'une des plus graves erreurs du gouvernement, spécialement de M. Gambetta. Elle est punie par le résultat des élections qui tournent contre eux. — L'affaire Ambert. Réflexions sur l'inconsistance de l'opinion qui fait les notoriétés ou les illustrations militaires , et sur les périls qui peuvent en résulter pour le pays. — L'effort de M. Thiers auprès des neutres. — Le scandale des caricatures.

Chap. VII. — L'ennemi forme le blocus. Le grand quartier général allemand à Versailles. Premiers engagements. — Auspices sous lesquels s'ouvre le siège de Paris 271

Comment j'envisage les responsabilités du commandement. — L'escadron des éclaireurs volontaires de la Seine. Le combat de Châtillon. Ses origines. Vues secrètes du général Ducrot menant l'entreprise , contraires aux miennes et à mes instructions écrites. Les péripéties de l'engagement. Ses conséquences sur l'état de l'opinion dans Paris. Souvenir aux morts de Châtillon. — Faciles conquêtes, autour de Paris, de villages faiblement défendus par les Allemands. Prise de possession de Villejuif. — Scies patriotiques. — La préfecture de police et M. de Kératry. — Garibaldi en France. — Le combat de Chevilly. Ses origines. Le général Vinoy. Péripéties du combat. Mort glorieuse du général Guilhem. Le 35e et le 42e de ligne. — Souvenir aux morts de Chevilly. — L'état des esprits dans Paris.

Chap. VIII. — Les événements politiques et militaires d'octobre. — L'illusion du concert patriotique. 301

M. Picard et l'héroïque folie. — Attitude inquiétante de la délégation de Tours. — Circonstances au milieu desquelles M. Gambetta est désigné pour aller en prendre la direction , au refus de M. Jules Favre qui décline ce mandat. — Les pouvoirs du nouveau délégué. — Les premières manifestations démagogiques. — Pseudo - pourparlers américains. — Le général Burnside et le colonel Forbes. Le demi -armistice. — M. de Rochefoit et le traitement des membres du gouvernement de la Défense. — M. de Kératry de nouveau en scène. Incidents qui motivent sa démission. — La justice militaire pendant le siège. Elle n'offre aucun point d'appui à l'action gouvernemen-

Co8 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

taie. — M. Adam préfet de police. Réflexions sur la situation au moment où il prend possession de son emploi. — Combats de Bagneux, Clamart, Châtillon. Leurs origines. Encore les 35e et 42e de ligne. Mort glorieuse du commandant de Dampierre, des mobiles de l'Aube. Ces engagements , très honorables pour nos jeunes troupes, me montrent clairement l'avenir du siège et la résolution de l'ennemi de ne jamais prononcer d'attaque contre Paris. Souvenir aux morts. — Projet de sortie à l'ouest. Les vues et les espérances qui le motivent. Préparatifs secrètement et ardemment poursuivis, — ? Le combat de la Malmaison. Ses origines. Ses péripéties. Les contes auxquels il donne lieu. La haute valeur dont le général Ducrot a fait preuve, ne trouve pas grâce devant l'effet de ces contes sur la foule. Bel exemple de bravoure et de constance militaire du chef de bataillon Jacquot. Souvenir aux morts du combat de la Malmaison.

Ciiap. IX. — Les événements politiques et militaires d'octobre (suite). — Événements précurseurs de l'insurrection du 31 octobre. Un rêve de réforme social* 332

Origines vraies de l'insurrection du 31 octobre. La capitulation de Metz et les événements du Bourget. Les négociations de M. Thiers à Versailles. Fatale coïncidence. — Bonne foi entière du gouvernement dans sa négation du désastre de Metz. — La crise du Bourget et le général de Bellemare. Circonstances qui me conduisent à faire en juillet 1872, à titre de document judiciaire, l'exposé de tout ce que je savais alors de la crise du Bourget. — Historique de l'occupation de Saint- Denis pendant le siège. Son objet exclusivement défensif. — Les suites pleines d'imprévu et de péril que lui donne, dans le sens de l'offensive, l'ambition du général de Bellemare. — Effet sur ce personnage de la production de mon document judiciaire. — J'avais découvert postérieurement, parle témoignage d'officiers survivants du drame du Bourget et parla publication d'un impudent récit du général de Bellemare lui-même, la vérité tout entière sur ces graves événements du siège de Paris. En leur faisant à dix- sept ans de là (1887) une place dans le livre que j'écris, je reviens au général de Bellemare et j'en vois à l'œuvre un autre qui semble le dépasser, le général Boulanger. — Réflexions sur les périls que préparent à l'armée et au pays les ambitions malsaines du généralat contemporain.

Chap. X. — Les événements politiques et militaires d'octobre (suite ). — Historique de l'insurrection du 31 octobre. — Douloureuses impressions dont m'a pénétré cet attentat 364

Les négociations de M. Thiers à Versailles mises à néant par l'insurrection. — Grande agitation dans Paris le 31 octobre au matin. — Dispositions prises en vue d'un mouvement populaire autour de l'Hôtel de Ville. — Attitude des foules que je traverse pour me rendre à l'Hôtel de Ville et des bataillons chargés de les contenir. — Première invasion. — Vains efforts pour l'arrêter dans la cour de l'Hôtel. Elle pénètre jusqu'au seuil de la salle où le gouvernement est en séance. — Ces foules sont sans armes et ne manifestent que l'affolement patriotique. — Par le côté opposé, les anarchistes en armes se précipitent tumultueusement dans la salle des séances. — Scènes révolutionnaires où Flourens a le premier rôle. — Mes ordres au général Ducrot en marche sur Paris. La raison de ces ordres. — Evidente irrésolution des anarchistes devant la calme et ferme attitude des membres du gouvernement. — Le commandant Ibos, du 106e bataillon. — Je concerte avec lui la sortie des membres du gouvernement qui voudront me suivre. Quelques-uns s'associent à mon entreprise qui réussit pleinement. — L'incroyable légende que lui font les politiciens.

— Réflexions sur la situation faite aux membres du gouvernement restés aux mains des révolutionnaires — La garde nationale de Paris désabusée revient presque tout entière à son rôle conservateur de l'ordre public. Une revue aux flambeaux. — Encore la justice militaire pendant le siège.

Ciiap. XI. — Les événements politiques et militaires de novembre.

— Débats au sein du gouvernement après l'insurrection. — Premières divisions dans le gouvernement au sujet des suites judiciaires et pénales à donner à l'insurrection 394

La doctrine de M. de Rochefort. — M. Cresson succède comme préfet de police à M. Adam démissionnaire. — La série des démissions. MM. Floquet etBrisson. — La délégation de Tours, devenue prépotente , gouverne en réalité. — Questions de politique et d'affaires traitées en conseil à Paris. — La situation militaire en novembre. — Constitution définitive des forces du siège. — Efforts considérables et réussis d'organisation militaire en province sous l'active impulsion de M. Gambetta.

— Le combat de Coulmiers et la reprise d'Orléans. Leurs effets sur l'état des esprits à Paris , sur le présent et l'avenir du siège. Ils déterminent l'avortement de notre grande opération de sortie vers l'ouest. — M. Ranc et l'incident caractéristique où il a un rôle. — Discussions en conseil sur le combat de Coulmiers. Mes échanges de dépêches avec M. Gambetta.

— Les réalités du combat de Coulmiers. — Le général d'Aurelles. L'amiral Fourichon. — Les généraux sacrifiés. — Changement de plan et nouvelle orientation des opérations du siège , pour aller au-devant de l'armée de la Loire en marche sur Paris. — Le tour de force du siège de Paris. Les généraux et les ingénieurs qui l'ont accompli. — Le péril spécial de la nouvelle entreprise.

Chap. XII. — Les événements politiques et militaires de novembre (suite). — La bataille de la Marne et la série des événements militaires contingents. — Le combat du 2 décembre.

— Le général Ducrot avant la bataille. Son généreux serment. 420 La crue de la Marne. Effets de ce grave contretemps. — Combat de L'Hay. — lre bataille de la Marne, à Villiers, où le général Ducrot se montre héroïque, à Cœuilly, à Montmesly,

à Villiers pour la seconde fois, à la Gare-aux-Bœufs , à Épinay.

— La situation le soir de ces engagements, 30 novembre. — Les frères des Écoles chrétiennes. — 2e bataille de la Marne , à Bry, à Champigny et sur les crêtes qui relient ces villages. Ils nous restent avec les hauteurs conquises le 30 novembre. — Le jugement du général Ducrot et le mien sur cette seconde journée de combats très disputés. — Cruelles souffrances de l'armée par quatorze degrés de froid. Elle repasse la Marne.

— Souvenirs à quelques vaillants cités dans les rapports officiels. — Réflexions sur les jugements dont les efforts des gens de guerre sont l'objet. — Le général Ducrot aux batailles de la Marne et après. — Souvenir aux morts. — Dépêche de M. Gambetta.

Chap. XIII. — Les événements politiques et militaires de décembre (suite). — L'état des esprits après les batailles de la Marne. — Réorganisation de l'armée considérablement affaiblie par ses pertes 463

Violente altercation entre deux divisionnaires français en présence de leurs subordonnés. — Un grave incident judiciaire. — Un incident obsidional. — Débat gouvernemental à ce sujet et ma réponse à l'avis du général comte de Moltke qui a motivé l'incident. — Stratagème singulier des Allemands pour faire tomber la résistance de Paris. — La garde nationale mobilisée. Mes échanges à ce sujet avec le général Clément Thomas. — Les subsistances. — Les officiers allemands prisonniers. — La conférence de Londres. — La bataille de Paris. Ses origines. — Espérances déçues par suite de l'immobilité de l'en-

nemi dans ses lignes et de l'insuccès de notre effort sur le Bourget. — Valeureuse conduite du commandant Lamothe- Tenet et de ses marins. — Le drame inexpliqué de Villa- Évrard, où le général Biaise trouve la mort. — Intolérables souffrances de l'armée sans abris par quinze degrés de froid.

— Souvenir aux morts. — Dissensions gouvernementales.

— Je suis sur la sellette et mes collègues cherchent un sauveur. — Je leur expose les réalités militaires du siège de Paris. Leurs vaines discussions sont momentanément interrompues par le bombardement.

Ciiap. XIV. — Le bombardement de Paris. — Mon sentiment sur cette extraordinaire et inutile violence 493

Attitude des émigrants chassés de leurs foyers par le feu. Une parole de sublime abnégation patriotique. — Les forts de Paris sous le bombardement. — Le fort de Montrouge. — Les capitaines de vaisseau Amet et Mallet. — Le capitaine de frégate Lefort. — Dramatique épisode du mont Avron. — Le lieutenant de vaisseau Guibaud. — La ville de Saint -Denis sous les effets foudroyants du bombardement. — Souvenir aux morts.

— Souvenir spécial au jeune lieutenant de vaisseau Saisset, fils unique d'un de mes plus énergiques auxiliaires, l'amiral Saisset.

— Mon dernier accès de naïveté militaire pendant le siège. — Ma protestation au général comte de Moltke contre le bombardement. Sa réponse et le commentaire qu'elle comporte. — Les maires et les maires adjoints de Paris. Leur esprit. — Les généraux de l'armée de Paris appelés par le gouvernement à une conférence. Débats sans issue. Je prépare ma dernière bataille.

Ciiap. XV. — Les événements politiques et militaires de janvier.

— Effet sur l'opinion publique des bruits, répandus dans Paris, des victoires remportées sur les Allemands par les armées opérant en province 1517

Les maires de Paris dans le gouvernement. — Origines de la déclaration : le gouverneur ne capitulera pas. Son explication.

— Lettre au général Ducrot qui demande à résigner le commandement de son armée. — La bataille de Buzenval. Discussion sur le choix des directions qu'il convient de donner à l'armée marchant sur Versailles. Physionomie générale de la bataille. Ses péripéties. Coriolis, Rochebrune, Henri Regnault, Montbrison, Gustave Lambert, Beau. — Un retour offensif imprévu. — Le sous -lieutenant d'état -major de Langle de Cary.

— L'accueil que les politiciens font à mes ordres pour l'enlèvement des morts et des blessés. — En montrant l'étendue de ses pertes à la bataille de Buzenval, je demande justice pour la garde nationale de Paris. — Souvenir aux morts.

Chap. XVI. — Les événements politiques et militaires de janvier {suite). — Après la bataille. — Je suis révoqué de mon commandement b38

Aucun officier général ou supérieur ne voulant de ma succession , je tire le gouvernement d'embarras en désignant à son choix le seul de mes sous -ordres qui puisse et veuille l'accepter, le général Vinoy. — Je garde la présidence. Pourquoi je la garde.

— Préliminaires des négociations à Versailles. — M. Jules Favre et ses instructions. — Le général Chanzy et la continuation de la guerre en province. M. Jules Favre à Versailles. Ma lettre du 27 janvier à notre négociateur. — Le désarmement de la garde nationale. — Le bombardement pendant les négociations. — Les événements de février. — L'incartade de M. Gambetta. Sa répression. — M. Jules Simon à Bordeaux. Ma lettre au comte de Bismarck et sa réponse. — Un rêve au sujet du comte de Bismarck et de l'emploi qu'il aurait pu faire de sa haute influence après la guerre. — Violente application par les Allemands des conditions de l'armistice. — Le prince Antoine Radziwill, aide de camp de l'empereur d'Allemagne, roi de Prusse. — Ma première lettre de protestation à cet officier général. Sa réponse cordiale. — Ma deuxième lettre de protestation au même, trop vive pour qu'elle puisse être répondue. Jugement sur les effets de cette correspondance quant au ménagement des populations. — A dix-sept ans de ces événements, j'offre au prince Radziwill mes excuses avec un souvenir de gratitude.

Chap. XVII. — Les événements politiques et militaires de février (suite). — Une lettre de S. A. le comte de Paris 572

Réflexions sur l'objet de cette lettre. Ma réponse. — Député malgré moi. — Encore l'effort gratuit. — Comment et pourquoi j'ai décliné les honneurs du maréchalat au grand soulagement de M. Thiers qui me les conférait. — L'Assemblée nationale à Bordeaux. J'y retrouve M. Tirard plus belliqueux encore qu'au siège de Paris. — Toujours Cassandre. Je ne déconcerte pas la confiance de M. Thiers en lui prédisant la Commune. — L'explosion anarchique du 18 mars 1871. — A Augustin Cochin et à l'amiral Fourichon je dois d'avoir échappé au sort tragique

des otages. — M. Thiers et l'évacuation de Paris par les troupes. Considérations d'ordre militaire. — Encore la politique et les généraux de la Défense nationale. Irréfutables comparaisons. — Les périls de la politique dans l'armée. — Les proclamations pendant le siège. — Souvenir à quelquesuns de mes collaborateurs.

Chap. XVIII. — L'Assemblée nationale à Versailles. — Sa composition et ses vues 600

La détresse du pays , les périls du dedans et du dehors n'arrêtent pas un instant le déchaînement des passions des partis politiques et des intérêts. — L'enquête sur les actes de la Défense nationale. Elle viole toutes les lois de l'impartialité, de l'équité, et attise le feu des divisions, des colères et des haines, qui couve dans le pays. — La loi sur l'armée. — Contresens qui condamne le législateur à retoucher incessamment son œuvre.

— Ma lutte avec M. Thiers basée sur ce principe qu'à peine de ruine de la nation, l'obligation du service militaire ne peut pas se concilier avec sa durée. — Un incident personnel. — Encore M. de Rochefort. Sa lettre et ma réponse. Portrait, selon mes souvenirs, de ce personnage singulier. — Un dernier échange avec M. Thiers. En lui annonçant ma résolution de sortir de la vie publique , je lui prédis la fin prochaine de la sienne.

Chap. XIX. — Dans ma retraite à Tours. — Je disparais de la scène du monde 624

Mes adieux et mes remerciements aux électeurs du Morbihan mes compatriotes. — M. Grévy. Je le félicite de son avènement par une lettre restée sans réponse. — M. Jules Ferry. Je lui écris deux lettres. Réflexions sur la question de l'empire colonial. —

— La désunion, l'abaissement des caractères. — Les fictions.

— La guerre d'Afrique. — L'amiral Courbet au Tonkin. — La guerre d'Italie.

Conclusion 648

26744. — Tours, impr. Marne.

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Date due

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