‹ Œuvres posthumesChapitre 47 sur 74 · TRISTIA · texte numérisé non relu

TRISTIA

Adieu, l'émoi pur et candide Vers l'idéal sûr et splendide, Pour quel souci bas et sordide ?

Adieu les belles oraisons, La rosée autour des toisons, La prière aux ardents buissons !

Des querelles sans fin ni trêve, Toujours quelque violent rêve, Une vie à se dire : Grève !

Par degré cet enfer pourtant S'alanguissait, non pénitent Ilélas ! en limbes fades tant !

llien désormais qui ne soit vague, Ne déraisonne et ne divague...

Evêque ayant perdu sa bague,

Magicien sans talismans,

Pôle privé de ses aimants,

Tel, moi, monde aux morts éléments

0 le remède, le remède !

Pauvre âme folle, souviens-toi :

Jésus terrible et doux, à l'aide,

Seigneur, pour encore la Foi !

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