SUR SA MI?E EN LIBERTE, APRES LA MORT DE ROBESPIERRE
0 toi , que je croyais perdu ,
Victime d'une injuste haine ,
A ta patrie, à Melpomène,
Te voilà donc enfin rendu!
Ne cherche plus quelle peut être
La cause des maux qu'on t'a faits ; L'affreux Maximilien , en se faisant connaître ,
A rëvélé tous tes forfaits.
Le monstre t'avait vu du vengeur de la Suisse Nous peindre, hn traits de feu , l'audace et les succès j II craignit de ton jeu les terribles effets,
Et qu'une main imitatrice N'exterminât enfin le Geslcr des Français *.
Contre un tyran plus politique *,
' On se rappelle avec quelle énergie Larive jouait le rôle de Guillaume Tell.
» La mort de César.
POÉSIES DIVERSES. i3i
Il avait entendu ta foudroyante voix
Tonner , et décider la mort prompte et tragique
Du plus grand des Romains , s'il eût aimé les lois j
Et quoiqu'il ne dût jamais craindre Que l'on pût comparer Robespierre à César, La haine des tyrans , que tu sais" si bien peindre , Lui faisait d'un Brutus redouter le poignard. Enfin, dans un cachot nous t'avons vu descendre.... L'ordre venait de lui 5 le jour qu'il le signa ,
Le scélérat venait d'apprendre Que tu devais jouer Catilina.
i32 P0ÉSIE3 DIVERSES.
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