SCÈNE VL
DIOCHARIS, seule.
Eh ! l'amour n'est-il pas le tyran de mon âme!
Dépend-il donc de moi d'en éteindre la flamme ?
Hélas ! de tous côtés je prévois des malheurs !
Je vois couler du sang, je vois couler des pleurs.
Que faire ?.... Dévorant un affront inutile ,
Irai-je encor tenter la foi d'Agathophile ?
Allons , épargnons-nous , par un dernier effort ,
Le regret éternel d'avoir causé sa mort ^
Et si son amitié , craignant le nom de traître ,
S'obstine en un refus , estimable peut-être ,
Qu'il s'éloigne du moins , qu'il parte , et dans ce jour ,
Sauvons l'amant , s'il faut sacrifier l'amour !