‹ Œuvres, précédées d'une noticeChapitre 89 sur 114 · ACTE III, SCÈNE VIII. 4o · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII. 4o

Mon fils n'est plus , ami -, parlons de ma vengeance.

AGATHOPHILE.

Mon ami vit encor , j'invoque sa prudence ^ Sur Corinthe soumise avant de nous venger, De ses murs, qu'il menace , écartons l'étranger. Pliiloclès est aimé ; le peuple le révère 5 Surtout Diocharis aux Corinthiens est chère , Et si mon intérêt peut vous toucher, seigneur, J'avoûrai qu'à la voir je mettais mon bonheur.

Tu l'aimes , et ton cœur m'en a fait un mystère !

AGATHOPHILE.

J'aimais sans espérance, hélas ! j'ai dû me taire.

Et c'est dans ce moment que tu conçois l'espoir...

AGATHOPHILE, vivement.

De la sauver.

Tes feux m'en font plus entrevoir.

Que dites-vous ? 6 ciel !

Oui, cet amour m'éclaire.

4o6 PERIANDRE,

AGATHOPHILE.

Osez-vous soupçonner votre ami ? ,;■ nolt?

périandrk.

Téméraire 1 Diocharis te plaît : mon fils dut l'épouser...

AGATHOPHILE, hors de lui.

Dieux ! dieux ! n'achevez pas. ..

PERIANDRE.

Agathopbile est anéanti.)

L'amour fait tout oser.

Eh ! pour te croire ingrat, pour te soupçonner traître, Ne me suffit-il pas qu'Athènes t'ait vu naître ? Instruit par ses leçons, et de ses lois imbu , Ton cœur dut y puiser...

AGATHOPHILE, fièrement.

L'amour de la vertu.

A d'indignes soupçons, qu'un mot pourrait confondre. C'est par ses actions qu'un ami sait répondre.

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