ACTE IV, SCENE I
Ce bras reprend sa force à chaque coup qu'il frappe : Je vis par la fureur.
PHILOTAS.
Mais aussi leur courroux Redouble à votre aspect et ne cherche que vous.
PÉRIAJSDRE.
Et c'est ce que je veux !
PHILOTAS.
Et ce qu'Agathophile Ne pouvait voir , seigneur , d'un œil aussi tranquille. Dans les rangs ennemis , par la rage emporté , Les yeux étincelans , le bras ensanglanté , Vous combattiez, seigneur, si pourtant c'est combattre Que frapper au hîffeard , s'élancer , se débattre , I Donner toujours la mort en la cherchant toujours 5- * Enfin , las de carnage , et prodiguant vos jours , Vous alliez succomber, quand cet ami fidèle Vous voit, court, vole à vous, sur ses pas nous appelle. Vous arrache au péril , sans force , inanimé , Et nous dit, à nos mains vous livrant désarmé : « Amis , dans son palais retenez Périandre , « Il ne veut que mourir 5 moi je cours le défendre. »
Trop généreux ami ! mon soutien ! mon vengeur ! . . .
Je sens qu'à ce rëcit un jour consolateur De mes sombres chagrins perce la nuit profonde -, Je n'ose plus penser que je suis seul au monde. Et mon cteur un instant a pu te soupçonner !... Le tien est généreux , il saura pardonner. '^*'^^^9"'" Les traits du désespoir ne font point de blessure, Et l'amitié , qui doit connaître la nature , Sensible à ses tourmens, indulgente à ses torts , En essuyant ses pleurs, excuse ses transports.
SGÈNE'ir'
PÉRIÀNDRE, PHILaïAS, ARCAS.