‹ Œuvres. Pub. par le baron Kervyn de LettenhoveChapitre 27 sur 89 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Comment la paix faillit estre rompue, et comment le duc entra h grant solempnité dans la ville d'Utreclit.

Or seroit-ce chose amirable à raconter les aprestemens qui se firent à tout effort en l'ost de ce duc et par espécial entre les grans et puissans et tous les nobles pour estre joli en ceste entrée, car cbascun selon son estât et pouvoir laboroit à estre en point pour soy monstrer en ceste fameuse cité là où oncques roy, ne empereur n'entra par ce party. Sy furent portes draps de soye parmy ces rues, comme si riens ne coustassent et furent coupés et détaillés par cent et par millier d'aulnes, comme qui. les trouvast pour nient. Sy en furent faits couvertes de chevaux de diverses couleurs et de diverses devises, de veloux de toutes sortes, de draps de damas et de satin et de drap d'or et d'argent, tant et si grant nombre que merveilles seroit à dire. Pareillement orfèvreries y furent mises avant et brodures et belles pennées de martres sebelines tournées dehors, et n'estoit chose de quoy noble haut homme se pouvoit joliveter et monstrer pompeux que droit-là ne fust mis avant et monstre, sans la beauté encore de leurs montures et de leurs harnois, qui estoit le principal après les bons corps, dont le nombre y estoit grant et non pas en faute.

Ainsi que chascun se disposoit et faisoit ses préparemens et qu'on se fioit en la paix criée, aucuns de l'ost désirans moult à voir le bollewerc qui estoit assis devant Viane, pour cause que tant on l'avoit renommé fort et mortel, se partirent le mercredy matin et se mirent aux

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champs sans liarnas et sans riens et s'allèrent esbatre là envers, là où estoit assis ledit bollewerc, non pensans que danger nul, ne meschief y pouvoit clieoir, pour cause que la paix y estoit criée et que promesse avoit esté faite de faire vuidier les gens d'armes qui estoient audit bollewerc et ailleurs, et de non faire, ne souffrir faire guerre, quelle que fust, d'un costé, ne d'autre, dont le seigneur de Cbarny , un chevalier beaucoup renommé et cog'nu en plusieurs haulx et notables lieux, en estoit l'un, et messire Anthoine de Rochebaron, l'autre, avecques aucun nombre de gentilshommes qui les sievoient, sans viser à riens fors qu'à eux esbatre et d'aller visiter ledit bollewerc de loin sans nul malengien, ne mauvaise intention. Sy advint, ainsi que un peu approchoient ledit bollewerc, un jeusne gentilhomme, qui estoit neveu audit Charny, s'avança un peu devant les autres, ainsi que les uns sont plus nouvelliers et plus volontaires que les autres, et cuidant aller visiter de près ledit bollewerc, vint à l'endroit d'une maison qui estoit sur une digue, dedens laquelle y avoit aucuns des routiers dudit lieu cou vertement embusciés, et ne lespouvoit-on voir, ne percevoir par dehors. Sy advint que eux, voyans ce gentilhomme venir vers la maison (et tiroit droit au bollewerc) , commencèrent à monter leurs crennequins ' , et à tirer de bons viretons sur lui bien et radement, et tellement que féru fut en la main très-durement blessié, lequel, ce voyant, tourna cheval et féri des espérons et s'en vint à son oncle et lui monstroit sa j)laie, dont le chevalier, mortelement courouchié du cas, s'en revint battant férant devers le duc lui faire sa plainte de ceste fausseté et traïson, disant que c'estoitun mauvais exemple pour y mettre

• Creneqv.ins, espèce d'arbalète.

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fiance, car sans cause et occasion nulle avoient blessé son neveu et contendu à le tuer, dont punition rigoureuse en devroit prendre sur eux et telle comme il appertenoit au cas, ou mesme il en porteroit foule non jamais réparable.

Le duc voyant cecy, durement en fut animé contre ceux d'Utrecht; pareillement furent tous les seigneurs qui ' emprès luy estoient, et dirent que la punition s'en devoit prendre, premier que faire l'entrée, ou de les remettre à la guerre comme devant , s'ils y contredisoient , car euxmesmes avoient enfrainte la paix et souffert commettre œuvre desléale. Sy fut telle heure que le duc varioit de jamais non leur donner paix, ne traité, si n'en auroit pris vengeance premier à l'espée mortelle, tant lui desplaisoit durement la desléalté faite. Sy vissiez gens courir et aller çà et là, et ceux de la ville revenir devers luy, mesme le seigneur de Brederode, qui tous furent si esbahis que nulle gens plus, et fut la chose en voye longuement et en apparence de guerre plus felle que jamais, si n'eust esté le sens d'aucuns seigneurs qui y remédièrent et trouvèrent moyen que le duc se convertist et que le meschief fust rappaisé le plus à l'honneur du duc et du seigneur de Charny que faire se pouvoit, et par ainsi, mais à grant dur, se continua le jour de l'entrée qui estoit par un jeudy v'' d'aoust, l'an dessusdit

Le jeudy doncques matin, tout le monde se commença à mettre en arroy et en point pour estre prest au partement du duc et pour lui faire honneur de son corps et de sa monture comme raison estoit. Sy avoit esté ordonné le soir devant que tout le monde, dès le point du jour, envoieroit devant tout son bagage et toute manière de gens qui ne portoient pas de harnas, comme grans maistres qu'ils

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fussent, et que nul ne réservast emprès luy ne page, lie pag'ot, si n'estoit que ledit page clievauchast chevaux couvers ouportast aucuns riches paremens, et par ainsi n'y auroit entre les gens d'armes nulluy qui les enlaidist. Sy fut tenu ceste ordonnance très-bien et fit chascun partir ses gens par grandes routes et compagnies assez pour en faire bataille. Mesmes les gens du grant conseil, le chancelier et tous les autres grans chefs-maistres des requestes, secrétaires, prestres et religieux, tous se mirent devant, dès le matin, et allèrent prendre logis en la ville, là oii aisés et bienviegnés, furent reçus très-courtoisement, sans rumeur nulle, et surattendirent la venue du duc et de son ost, qui moult estoit désiré à voir, car onques, je croy, plus bel, ne j^lus fier n'avoit esté vu pour autant de gens comme vous orrez tantost. Que vous en feroye-je long conte? Toutes les dames de la ville, par grant multitude, s'estoient mises à fenestres, celuy jeudy, richement parées et aournées, et les hommes cheminans par les rues en bas, aussy simples et aussy doux que petits aignelos, sans baston et sans armure. Non pas mesmes aux portes de la ville, n'y ot onques homme qui en donnast soin, excepté que le duc de Clèves se tenoit à la porte tout désarmé, accompagné des plus notables de la ville pour recevoir le duc et lui faire la révérence et pour faire passer aussi les gens d'armes en ordre et paisiblement ainsi qu'il appartenoit, desquelles gens d'armes les premiers qui venoient devant, c'estoient les communes de Hollande, six mille combattans que le pays levoit à ses despens, lesquels bien armés et enbastonnés à la mode du pays et conduits par routes et cohortes, notablement et en bon arroy, par les nobles qui en avoient la charge, entrèrent dedens tout à pié, et, portans leurs enseignes et estandars devant eux,

tout au long- de la ville jusques là où estoit ordonné le logis du duc en une grande et spacieuse place, là où ils l'attendirent de pié quoy jusqu'à sa venue. Après cestes gens passés, vinrent à cheval devant, les capitaines des arcliers à estandart desploié et richement couvers de drap de veloux et de soye, et vinrent les archers après eux en ordre et en ranc deux à deux tout de pié, et avoient leur salade en teste, bouclée dessous la gorge, l'arc en corde et la flesche en la main pour prestement tirer, dont le seigneur de Hémeries, qui avoit huit cents archers , estoit l'un des meneurs, Oste de la Motte, un autre , pour les gens du seigneur de Sempy, et autres grant nombre, dont les noms me sont hors de mémoire, tellement que jusqu'à cinq mille archers, vestus de quatre ou de cinq livrées, entrèrent dedens en Testât que je devise, qui moult sembloit fière chose et felle à ceux qui nel'avoient appris. Vinrent après les archers du corps du duc bien et fièrement montés, portans leurs belles brigandines et les palletos brodés dessus, la salade en teste et garnies la plus part, et puis ceux-là passés, vinrent les roys d'armes et les héraux vestus de leurs cottes d'armes , desquels il y avoit grant nombre pour cause de la multitude des seigneurs qui avoient leurs poursievans et héraux emprès eux, comme il est séant en guerre. Vinrent après les hommes d'armes devant lesquels on portoit les estandars et les enseignes de ceux qui en estoient capitaines, comme le conte d'Estampes, le bastard de Bourgongne, le seigneur de Sempy, le seigneur de Hémeries, qui estoient quatre chefs-capitaines, dont le seigneur de Hémeries vint devant atout son enseigne, richement couvert de veloux, et son page de mesme, et entra avecques sa compagnie dedens la ville tout le pas paire h paire, armés tous au blanc de teste et de jambe, sans qu'il

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y fausist boucle et portant chacun mesme sa lance sous le bras toute preste pour mettre en l'arrest, réservé les capitaines et les grans seigneurs qui portoient bastons et firent porter les lances à leurs pages couvers du mesme à eux. En ceste compagnie du seigneur de Hémeries avoit beaucoup de belles nobles gens et de grant part ' , qui avoient leurs chevaux couvers de veloux et de satin figuré, qui moult enrichissoient la compagnie, lesquels passés outre, vint le seigneur de Sempy, un jeusne chevalier de beau commencement, avecques bien neuf cents lances de grant fait et de beau parement, et atout son estandart devant luy, chevaucha sur un bel coursier couvert richement de veloux violet et son page de mesme, et le sievirent ceux qui estoient de son ordonnance et dessous luy. Chascun seigneur aussi avoit ses gens armés à blanc', et si nettement que riens n'y avoit à reprendre, entre lesquels y avoit beaucoup de hauts nobles hommes qui avoient belles et riches couvertures bien cousteuses et de grant monstre avecques les autres. Après le seigneur de Sempy passé, vint le bastard de Bourgongne avecques grant foison de chevalerie de Picardie et d'ailleurs, et estoit assis sur un coursier couvert de veloux et fourré de martres sebelines , et trois pages darrière luy, couvers diversement l'un de l'autre. Cestui non de moindre courrage que les autres n'eust pas volentiers eu la compagnie le moins en point , mais avoit en la vue du monde fleurs de gens et de chevalerie et si grant nombre, que de l'honneur y avoit largement et non moins gloire en fait de richesse et de joliveté, qui le sie voient. Sy vint après messire Eobert, seigneur

' De grant part, de noble extraction.

^ On avait écrit d'abord : armés à blanc comme angles (comme des anges].

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de Miraiimont, qui menoit les gens du conte d'Estampes, desquels il ne faut doubter qu'ils ne fussent de semblable pris aux autres, car y avoit toute la grant seigneurie de Picardie, comme le seigneur de Roye, le seigneur de Moreul, le seigneur de Basentin, le seigneur de Noielle, le seigneur de Saveuse et autres sans nombre que je laisse pour cause de briefté, lesquels tous estoient couvers et lioussés de veloux par paires et par compagnies, moult richement et en grant fierté, et armés et montés le mieux qu'onques nulles gens qui avoient esté vus.

Ces quatre capitaines passés ainsi par ordre et tousjours paire à paire, armés à banière close et lance en poing, vint le seigneur de Croy tout seul devant sans compagnon et portoit-on devant luy l'estandart du duc tout desploié, qui estoit grant et moult riche en la vue. Cestui estoit couvert de veloux noir et deux pages de mesme, et portoit un baston de capitaine en sa main comme celui qui estoit chef et capitaine de tous les chambellans et nobles hommes de l'hostel, et un peu en arrière de luy vinrent ses deux enfants armés tout au blanc comme leur père et avoient couvertes très-richement faites d'orfavrie, et ainsi passa outre, et vinrent après les autres chambellans et grans seigneurs paire à paire , quatre et quatre, montés et armés et couvers de diverses couleurs de veloux, l'un cramoisy, l'autre violet, l'autre noir, l'autre vert, l'autre bleu, ainsi que leurs devises portoient, entre lesquels messire Jehan de Croy et le seigneur de Lannoy, messire Simon deLalaing et le seigneur deHaubourdin estoient samblables et d'une couleur. Le seigneur de Charny chevauchoit à par luy couvert d'une barde' de

' Barde ^ ornement de cheval.

drap d'or, et armé d'une brigandine. Le seigneur de Créqui y estoit moult richement aussi. Sy estoient autres grans nombre dont ne me souvient des noms et qui estoient prochains du corps du duc comme le seigneur d'Archy, le seigneur de La Vère, messire Anthoine de Rochebaron, les deux frères de Toulongeon, les deux bastarts de Brabant, le seigneur d'Aussy, le seigneur de Rochefort, le seigneur de Vaulx, le seigneur de Contay, le seigneur de Mourcourt, le seigneur de La Hameide et pluseurs autres grans seigneurs qui tous estoient tant fièrement en armes que nulle riens onques samblable. Messire Philippe Pot s'y monstra seul et chevaucha sans compagnon, couvert lui et son page, sans autre sieute, de veloux violet orfroisé d'or, et estoit ladite couverte tant longue et tant large que deux hommes a destre et à senestre qui à ce estoient commis, la portoient en aer bien arrière de son coursier. Le seigneur et conte de Bocquem ' avecques le seigneur de la Gruuthuse, paraux, se monstrèrent, hors mis les princes, les plus riches de la journée, car estoient couvers de drap d'or rouge tissu d'or le plus bel que l'on eust sçu trouver, ne souhaidier; et tantost vinrent les princes après, le duc de Clèves tout premier, non point armé toutevoies, mais richement couvert, pareillement le conte d'Estampes et messire Adolf qui moult pompeux se monstrèrent celuy jour; et droitement devant le duc vint le conte de Charolois , couvert d'un drap d'or violet moult riche et moult bel atout trois pages couvers richement aussi, et tout le darrenier, à trompettes sonnans devant luy qui faisoient retentir les rues dès l'entrée de la porte jusqu'au milieu du marchié et mettre

» Le comte de Buchan, de la maison de Borssele, avait pour mère Elisabeth, fille de Jacques I", roi d'Ecosse.

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yeux et oreilles en ascout, vint le duc lui septième de pages couvers de couvertures diverses l'une de l'autre de drap d'or, de brodure et d'orfavrie, atout une barde tant seulement, moult belle, et lui armé tout tellement comme s'il dust entrer en bataille de visière, et de tout portant une petite hachette en sa main. Estoit monté sur un moult haut et bel coursier et bon à l'avenant, couvert richement d'orfavrie d'or, la plus belle des autres, dont n'y avoit page darrière luy, qui ne portast baston de guerre moult bel et qui ne portast en teste salade ou armet au bicoquet garni d'or et de pierrerie, la plus riche qui onques avoit esté vue en celuy pays, et mesme la salade du duc en estoit garnie tant richement que les yeux ne s'en pouvoient oster, et en cest estât entra dedens et passa parmy le longde la ville, regardant fièrement comme un lion, espécialement sur les hommes, mais en passant devant les dames qui estoient assises aux fenestres et qui lui firent les honneurs, il leur tourna bénignement l'œil et le chief un peu, et ainsi faisant partout, passa outre jusqu'à son logis, là 011 il descendi, et trouva là tout le monde attendant après luy, qui, tantost lui descendu, se retraïrent chascun en son lieu ordonné et firent grant chière. Sy est vray que un petit devant que le duc devoit aller souper, le seigneur de Brederode, le Domprovost, son frère, qui avoit esté l'eslu d'Utrecht, et le seigneur de Montfort, par advertissement que le seigneur de Croy en avoit fait au duc, vinrent devers luy pour lui faire la révérence. Sy eiï fust content le duc et les fit entrer en dedens sa chambre là 011 il avoit beaucoup de grant seigneurie, et estoit jà le duc désarmé et vestu d'une robe longue. Lors entrarent dedens les seigneurs dessusdits et tenoient l'un l'autre par la main et en cest estât se vinrent ruer à genoux devant

liiy, demorans tout quoy à terre, et alors le Domprévost prist la parole pour les trois et en son thiois commença à dire : « Mon très-redoubté et souverain seigneur , vechi « monseigneur mon frère et monseigneur de Montfort et « moy, vos très-humbles et très-obéissans serviteurs et sub- « gès, qui vous venons faire honneur, révérence et obéis- « sance le plus humblement que nous pouvons , et vous « venons supplyer en toute humilité qu'il vous plaise nous « recevoir en vostre bénigne grâce et clémence, et au « regart des choses passées ignorer et mettre darrière « vous, nos fautes et offenses, si aucunes en y a; car, mon « très-redouté seigneur, jà-soit-ce que vous avez pu avoir « desplaisir et argu de cœur à l'encontre de nous et espèce cialement encontre de moy, dont ce nous desplaist de « tout nostre cœur et vous en prions merci , toutevoies, « mon très-redoubté seigneur, si de vostre bénignité et « grâce il vous plaist l'entendre, nous ne fumes onques, « ne volenté n'avons eue d'estre à l'encontre de vostre « très-noble seigneureuse personne, fors seulement celle « de David, en gardant nos droits, à qui pour l'honneur « et révérence de vous, mon très-redoubté seigneur, nous « obéissons maintenant et le servirons; car, monseigneur, « nous sommes nobles hommes et vos humbles vassaux et G subgès. Sy nous serroit mal, si nous estions ou voulions « estre à l'encontre de .vous qui estes nostre droiturier « naturel et souverain prince, et pour tant vous supplions « très-humblement pour vostre grâce et bénignité et que « nos mesfaits nous soient pardonnes. » Et alors le duc à peu de mots bien courts respondy : « Levez-vous, levez : ce « qui est fait est fait et passé, J'ay tout pardonné et me « tiens à content. Levez-vous, vous estes nobles hommes c( et mes subgès , soyez-moy bons et léaux et vous m 'au-

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« rez à bon prince. » Et à tant se levèrent, et lors les vint accueillir le duc de Clèves et aucuns autres grands seigneurs pour deviser à eux, et le duc se tira en autre ranc avecques le seigneur de Croy, de Lannoy et les autres, jusques à aller seoir à table.

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