‹ Œuvres. Publiées (volume 2)Chapitre 88 sur 139 · CHAPITRE XVIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIL

Ce que c'est que le peuple.

On se tromperait fort, si dans cette expression, le peuple, on voulait apercevoir, et surtout apercevoir exclusivement , ce petit nombre d'esprits lurbulens qui s'agitent dans les clubs, et sont, pour la plupart, les instrumens aveugles <les chefs de factions.

Ce qu'il faut appeler peuple , c'est , depuis le négociant jusqu'à l'ouvrier, toute la partie industrieuse de la nation qui veut le gouvernement et la paix ; qui sent que le travail ne peut fleurir qu'à l'abri d'une puissance protectrice; qui veut la liberté et l'égalité, parce qu'elle a souffert à l'excès de l'oppression politique, judiciaire et (iscale, des distinctions et des privilèges.

Dès qu'on connaît ses besoins , on connaît tout ce qu'il faut pour s'en faire chérir.

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