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Considérez la majesté avec laquelle le sou

bO INTRODUCTION A LA VIE DEVOTK

verain juge comparaîtra environné de tous les anges et saints, ayant devant soi sa croix, plus reluisante que le soleil, enseigne de grâce pour les bons et de rigueur pour les mauvais.

4. Ce souverain juge, par son commandement redoutable, et qui sera soudain exécuté, séparera les bons des mauvais, mettant les uns à sa droite, les autres à sa gauche -, séparation ■ éternelle , et après laquelle jamais plus ces deux bandes ne se trouveront ensemble.

5 . La séparation faite, et les livres des consciences ouverts, on verra clairement la malice des mauvais et le mépris dont ils ont usé contre Dieu; et, d'ailleurs, la pénitence des bons et les effets de la grâce de Dieu qu'ils ont reçue; et rien ne sera caché. O Dieu ! quelle confusion pour les uns , quelle consolation pour les autres!

6. Considérez la dernière sentence des mauvais. Allez, maudits, au feu éternel, qui est préparé au diable et à ses compagnons. Pesez ces paroles si pesantes : Aîle:^, dit-il ; c'est un mot d' abandonnement perpétuel que Dieu fait de ces malheureux, les hd.nmssd.nt. pour jamais de sa face. Il les appelle maudits : ô mon âme ! quelle malédiction! malédiction ^énéra/e, qui comprend tous les maux -, malédiction irrévocable, qui comprend tous les temps de l'éternité. Il ajoute : au feu éternel. Regarde, ô mon cœur! cette grande éternité-, ô étermelle éternité des peines, que tu es effroyable!

7. Considérez la sentence contraire des bons : Vene^, dit le juge; ah! c'est le mot agréable de salut par lequel Dieu nous tire à soi et nous reçoit

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