‹ Œuvres. Publiées (volume 4)Chapitre 146 sur 183 · MENDIANTS · texte numérisé non relu

MENDIANTS

Dans tous les pays où, par l'effet des mauvaises lois, une grande partie des habitants n'a ni propriété foncière, ni capitaux, la société est nécessairement affligée de ce fléau. Il est bon, sans doute, qu'il y ait des maisons où l'on offre du pain à ceux qui ne peuvent gagner leur vie, en les assujettissant à un travail qu'ils soient capables de faire; mais ces asiles

(i) Voltaire, tome XX, p. 3i3.

(2) Voltaire, tome XLV, p. 270,

doivent être libres. Les hommes humains et justes seront toujours blessés de voir condamner un malheureux à la perte de sa liberté, parce qu'il a demandé du secours à un autre homme. Avec de bonnes lois, les mendiants seraient rares, et le petit nombre qu'il pourrait y avoir encore, ne serait ni incommode, ni dangereux.

MEZERAl.

Sur l'histoire de la Mère et du Fils , attribuée à Mézerai (Amsterdam, 1730, in-4", ou 2 vol. in-i2)(i).

11 est difficile de ne pas regarder cette histoire comme un ouvrage du cardinal de Richelieu. Elle renferme des anecdotes curieuses sur les premières années de Louis XIII , des détails particuliers au cardinal, écrits avec un air de naïveté et de franchise que Mézerai n'aurait pas saisi, et des opinions absolument opposées à celles de cet historien. Il n'en a paru que deux volumes; le reste est demeuré entre les mains du gouvernement , ou chez les héritiers du cardinal.

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