‹ Œuvres. Publiées (volume 4)Chapitre 152 sur 183 · NÈGRES · texte numérisé non relu

NÈGRES

Sur le commerce des nègres , ciui a fait faire h Voltaire ces réflexions (i) :

« On nous reproche ce commerce : un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur; ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir, »

Cette expression doit s'entendre dans le même sens qu'Aristote disait qu'il y a des esclaves par nature. Mais celui qui profite de la faiblesse ou de la lâcheté d'un autre homme pour le réduire en servitude, n'en est pas moins coupable. Si l'on peut dire que certains hommes méritent d'êtie esclaves, c'est comme l'on dit quelquefois qu'un avare mérite d'être volé.

Certainement le roitelet nègre qui vend ses sujets, celui qui fait la guerre pour avoir des prisonniers à

[x) Voltaire, tome XIX, p. 135 1.

SUR VOLTAIRK. 5o5

vendie, le père (|ui vend ses enfants, commettent un crime exécrable ; mais ces crimes sont l'ouvrage des Européens qui ont inspiié aux Noirs le désir de les commettre, et qui les payent pour les avoir commis. Les Nègres ne sont que les complices et les instruments des Européens; ceux-ci sont les vrais coupables.

NEWTON (i).

Un étranger demandait un jour à Newton comment il avait découvert les lois du système du monde? En f pensant sans cesse, répondit-il. C'est le secret de toutes les grandes découvertes : le génie dans les sciences ne dépend que de l'intensité et de la durée de l'attention dont la tête d'un homme est susceptible.

Sur ce (fie le médecin de Newton a affirmé à Voltaire , que Newton était mort sans avoir jamais approché cV aucune femme (2).

Cela prouve que le médecin de Newton n'était pas aussi bon physicien que lui. Il n'existe pour les hommes aucun signe certain de virginité ; et un homme qui meurt à quatre-vingt-cinq ans, dont l'âme a été modérée, et quia mené une vie retirée et paisible, peut avoir eu des faiblesses sans qu'il leste de témoins. F)'ailleurs , quand Newton n'aurait jamais connu ce genre de plaisir, quel bien en résulterait-il pour le genre humain?

(i) Voltaire, tome XXIX, p. 175.

(2) Voltaire, ^omeXL, \i. i 5g.

DOb NOTES

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