‹ Œuvres. Publiées (volume 4)Chapitre 171 sur 183 · SMITH ET LA BRUYÈRE · texte numérisé non relu

SMITH ET LA BRUYÈRE

Voyez sur les effets politiques du luxe, le Tntité de la Richesse , de Smith , l'un des ouvrages les plus profonds et les plus utiles que ce siècle ait produits. La Bruyère paraît un homme supérieur, toutes les fois qu'il s'agit de démêler ou de peindre les faiblesses du cœur humain et les petitesses de l'amourpropre. Alors il approche de la Rochefoucauld ,

(i) Voltaire, tome XVI, p. 92.

(2) Voltaire, tome XLV, p. i 5i.

quoique moins original et moins profond dans les idées, et moins naturel dans l'expression ; mais lorsque la Bruyère veut s'élever au-dessus de ces observations de détail, il tombe au-dessous du médiocre.

SODOMIE (i).

La sodomie, lorsqu'il n'y a point de violence, ne peut être du ressort des lois criminelles. Elle ne viole le droit d'aucun autre homme. Elle n'a sur le bon ordre de la société qu'une influence indirecte, comme l'ivrognerie, l'amour du jeu. C'est un vice bas, dégoûtant, dont la véritable punition est le mépris. La peine du feu est atroce. La loi d'Angleterre qui expose les coupables à toutes les insultes de la canaille, et surtout des femmes, qui les tourmentent quelquefois jusqu'à la mort, est à la fois cruelle, indécente et ridicule. Au reste, il ne faut pas oublier de remarquer que c'est à la superstition que l'on doit l'usage barbare du supplice du feu.

SPALLA^ZANI (l'abbé) (2).

M. Spallanzani, auteur de Nouvelles recherches sur les animaux microscopiques, avait sin- rSeedham un grand avantage, celui de n'avoir les yeux

(i) Voltaire, tome XLV, p. 323.

(2) Voltaire , tome XXIX , p. 426.

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