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BOYLE

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sur le pic de Ténériffe, il fit chasser de chez hii ces fous qui prétendaient peser l'air.

Boyle était à la tête de ces philosophes. Né en 1626 d'une famille riche et illustrée, il refusa plus d'une fois la dignité de pair. 11 avait de grandes idées sur l'art de rendre les hommes meilleurs et plus heureux.

La cour corrompue et voluptueuse de Charles 11, la cour higote de Jacques 11, devaient regarder ses idées et surtout ses intentions comme des rêves; le philosophe qui aurait voulu être utile, et que l'accueil honorable qu'il recevait ne pouvait flatter, n'allait que très-rarement chez les princes. L'orgueil avec lequel des ministres, savants dans le seul art de l'intrigue, se permettaient d'apprécier les cojinaissances humaines et de les déprimer, était ce que Boyle trouvait à la cour de plus ridicule.

Il ne voulut pas être ecclésiastique, malgré sa grande piété ; il trouvait que ce qui ôlait tout crédit aux prêtres sur ce qui n'est point peuple, c'est l'idée qu'ils sont payés pour dire ce qu'ils disent, et il pensa que les exhorJations d'iui laïque devaient avoir plus de poids.

Il trouva la machine pneumatique en même temps que Otto de Guericke, et il en fit un usage beaucoup plus heureux.

Presque tout ce que l'on sait sur les effets de l'air comprimé ou raréfié est dû à Boyle. Aussi le vide de la machine pneumatique a-t-il retenu le nom de vide de Boyle. On doit à Boyle d'avoir prouvé par l'expérience que tous les corps qui

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tombent dans le vide parcourent des espaces égaux eu des temps égaux.

Il prouva aussi qu'il se dégage des corps un fluide élastique très -susceptible d'être mêlé à l'air, et qu'alors on n'en distingue plus; qui éteint les corps inflammables, tue les animaux, préserve les chairs de la putridité, et a, à peu près, les mêmes effets que l'air comprimé. C'est le même fluide élastique qui depuis a été l'objet des recherches du célèbre Ilales, et est devenu si fameux dans ces derniers temps sous le nom d'air fixe.

Il fut beaucoup moins utile par ses découvertes que par le goût de la philosophie expérimentale qu'il introduisit dans son pays, et par le respect que ses vertus et sa générosité inspirèrent pour la philosophie et pour les sciences.

Mort à près de soixante-six ans, en 1692.

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