‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 63 sur 347 · CINQUIÈME EXPÉRIENCE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME EXPÉRIENCE

Nous avons mis dans un matras i once de mine de plomb blanche pulvérisée avec 7 gros d'alcali fixe en liqueur bien concentrée et 5 gros d'eau distillée; nous avons fait chauffer ce mélange, et même bouilhr pendant un quart d'heure; il ne s'en est exhalé aucune odeur de soufre ou de foie de soufre; la liqueur filtrée était claire, d'une couleur un peu ambrée et d'une saveur alcaline aussi forte que si l'on n'y avait pas mis de mine de plomb.

Cette décoction alcaline a formé un précipité blanc, étant mêlée avec de l'esprit de vitriol, et n'a nullement exhalé d'odeur de foie de soufre.

Cette décoction alcaline s'est troublée et a formé un léger précipité blanc lorsqu'on l'a mêlée avec de l'eau distillée. La dissolution d'argent versée dans cette décoction alcaline a formé un précipité blanc un peu jaunâtre.

Ces expériences indiquent que la mine de plomb blanche ne renferme ni soufre ni arsenic, et elles confirment en cela le sentiment de MM. Sage et Laborie sur cet objet. Nous allons exposer maintenant les expériences de M. Sage par lesquelles il dit s'être assuré de la présence de l'acide marin dans cette mine, expériences que nous avons répétées.

cf Le plomb blanc, dit M. Sage (^Eléments de minéralogie docimastique ,

rrpage 336), contient près de vingt livres d'acide marin par quintal; cron peut le retirer de cette mine par la distillation sans intermède, en cr adaptant à la cornue un récipient enduit d'huile de tartre par dérr faillance. i->

Page 1