‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 67 sur 347 · NEUVIÈME EXPÉRIENCE · texte numérisé non relu

NEUVIÈME EXPÉRIENCE

Nous avons mêlé 12 grains d'acide marin faible, non fumant, dans 8 onces 2 -J- gros d'eau distillée; on a pris 19 grains de cette liqueur, qu'on a mêlée avec 1 once k gros d'eau distillée, et, dans ce nouveau mélange, qui ne contenait que ^ de grain d'acide mal'in, on a versé quelques gouttes de la même dissolution d'argent; elle a été troublée en blanc, et le laiteux de cette liqueur était une fois plus mat que celui de la liqueur précédente, d'où il suit que la dissolution du sel de la huitième expérience ne contenait environ que -'- de

grain, et, par conséquent, quand on supposerait que ce blanc est di\ à de l'acide marin, ce qui n'est pas prouvé, il n'y en a dans la mine que 5 grains {^ par quintal, ou 7-^-77 du poids total.

M. Sage attribue la cristallisation qui s'est formée à de l'acide marin qui s'est dégagé de la mine et qui s'est combiné avec l'alcali fixe qui enduisait le ballon.

M. Laborie attribue cette même cristallisation à de l'air fixe qui se dégage de la mine comme de la plupart des autres. L'expérience dont nous venons de rendre compte semble absolument contraire au sentiment de M. Sage.

Nous avons ensuite examiné de quelle manière se comporte la mine de plomb blancbe avec les acides minéraux. crUn des moyens, dit crM. Sage, qui m'a paru le plus propre à dégager du plomb blanc l'afTcide marin qui sert à le minéraliser, fut de verser sur ces cristaux ff réduits en poudre de l'acide vitriolique concentré; il se fit d'abord un crpeu d'effervescence, il s'en dégagea une odeur assez pénétrante, semer blable à celle de l'acide marin; il resta au fond du vase une matière cf blanche qui paraissait beaucoup plus divisée que la mine réduite en ff poudre que j'avais employée. 17 Et plus loin : crPour pouvoir détermicrner si l'odeur qui se développe lorsqu'on verse sur la mine de plomb ff blanche de l'huile de vitriol était due à de l'acide marin, j'ai mis dans ffune cornue du plomb blanc réduit en poudre; j'ai versé dessus de ff l'huile de vitriol, j'ai procédé à la distillation au fourneau de réverffbère, à un degré de feu très-léger; il s'est dégagé des vapeurs blanff ches qui ont donné une liqueur jaunâtre qui était de vrai acide maff rin. En augmentant le feu , l'acide vitriolique surabondant s'est dégagé; ffil avait une odeur d'acide sulfureux, n

M. Laborie rapporte dans son mémoire cette expérience après l'avoir répétée. Sur 1 gros de mine et 2 gros d'huile de vitriol , il eut à peine cent douzaines de gouttes de liqueur, et elle avait l'odeur de l'acide vitriolique sulfureux volatil. Il s'est d'ailleurs convaincu, par des expériences convenables, qu'il rapporte dans son mémoire, que cette liqueur ne contenait point d'acide marin.

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