‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 69 sur 347 · ONZIEME EXPERIENCE · texte numérisé non relu

ONZIEME EXPERIENCE

Nous avons répété la dixième expérience, mais en employant une plus grande proportion du même acide vitriolique et point d'eau. Nous avons mis dans une cornue 2 onces de mine de plomb blanche réduite en poudre très-fine, et nous avons versé par-dessus U onces d'acide vitriolique concentré; il ne s'est point formé de vapeurs pendant le mélange. Cette cornue a été chauffée au bain de sable, par degrés; pendant les deux premières heures, il a passé des vapeurs blanches qui avaient une forte odeur d'acide sulfureux volatil. Au bout de quatre heures, on a déluté le ballon, on a séparé 3 onces 2 gros de liqueur qui avait la même odeur que le premier produit de la distillation précédente, et elle avait de plus une couleur un peu ambrée. On a continué le feu sous la cornue encore pendant deux heures en l'augmentant beaucoup ; il n'est rien distillé davantage.

Il est resté dans la cornue une matière friable du plus beau blanc et qui n'était point adhérente à la cornue; elle n'avait point de saveur.

On a mêlé de la liqueur distillée ci-dessus avec la dissolution de mercure bien chargée; elle a dégagé sur-le-champ beaucoup de vapeur rouge et a fait un précipité blanc qui, étendu et lavé avec beaucoup d'eau distillée chaude, a formé un turbith minéral d'un beau jaune.

Cette même liqueur, mêlée avec de la dissolution d'argent étendue, n'a occasionné aucun précipité à cause de l'eau qui a dissous le vitriol de lune, et, en ajoutant une goutte d'acide marin dans ce même mélange, il s'est formé sur-le-champ beaucoup de précipité blanc qui était de la lune cornée.

On a lessivé dans de l'eau chaude la matière qui était restée dans la cornue; elle s'est un peu troublée en blanc par le seul refroidissement;

elle s'est troublée de même avec la dissolution d'argent, [nais encore moins qu'avec l'alcali fixe.

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