EN ROUERGUE
Du 18 février 1775.
Nous avons examiné, M. Cadet et moi, un mémoire de M. Malrieu sur la nature et sur les vertus de l'eau thermale de Silvanez en Rouergue, frontière du Languedoc.
La chaleur de cette eau, prise à sa source, est de Sa degrés du thermomètre de M. de Réaumur.
M. Malrieu, pour déterminer la nature des principes qui y sont contenus, a employé la méthode des réactifs et celle de l'évaporation. Il a reconnu, par ces deux moyens, que l'eau de Silvanez contenait :
Un esprit volatil, incoercible, sulfureux, qui noircissait l'argent, etc.
Un peu de fer;
Un peu de matière grasse ;
Reaucoup d'air fixe ;
De la terre calcaire ;
Du sel marin à base d'alcali fixe ;
Du sel d'Epsom.
Mais il paraît que, par le nom de sel d'Epsom, M, Malrieu a entendu désigner le sel marin à base saline et terreuse, mêlé de sel de Glauber.
M. Malrieu s'étend ensuite sur les propriétés médicinales de ces eaux et sur les effets qu'on doit en attendre pour la guérison des