‹ Œuvres. Publiées suivant l'ordre chronologique avec documents complémentaires, introductions et notesChapitre 131 sur 133 · ACTE NOTARIÉ · texte numérisé non relu

ACTE NOTARIÉ

jours auidits quartiers nonobstant toutes choMs à ce contraires sans que la generalle obligation déroge à la specialle ni la spedalle à la generalle pour desdits soiiante quinze livres de rente jouir, etc. Cette présente constitution faite moyennant la somme de quinie cens livres qu*elles ont confessé avoir receu dudit s' acquéreur dez le premier jour d'octobre dernier passé, de laquelle somme dequinxe cent livres tournois, lesdites dames constituantes se tiennent contentes et en ont quitté ledit s' acquéreur et tous autres, dessaisissant, etc., voulant, etc. procurant etc., le porteur etc. donnant pouvoir etc. rachetables à tousjours les dites soixante quinze livres tournois de rente en rendant et payant par les rachetans à une fois pareille somme de quinze cent livres tournois avec les arrérages qui en seront lors deubs et escheus et tous fraiz et loyaux coust mesmes tous fraiz de consignation et droits de controUe desdites consignations sy aulcuns il convient paier par ledit s' acquéreur, sesdits hoirs et ayans cause, nonobstant tous arrêts et edits à ce contraires, ausquels lesdites dames constituantes ont dérogé et renoncé et pour exécution des présentes et depandances elles ont esleu leur domicilie irrrevocable en cette ville de Paris en ladite abbaye de Port Royal audit Faubourg S' Jacques, auquel lieu elles veullent etc. sans préjudice audit sieur acquéreur d'autre deu promettant etc. obligeant etc. renonçant etc. Fait et passé audit parloir et grille deladite abbaye de Port Royal faubourg S' Jacques le trésiesme jour d^avril après midy Tan mil six cent soixante et ont signé :

Pa>.:m.

les religieuses mentionnées ci-dessus.

LbCABON . G ALLOTS * .

I . Eo marge (J<* U première page, m trouve la ipiittance délivrée

par Pascal lo i^ juillet i66i : « Le dit s"* Pascal reconoist et confesse avoir reccu desdites dames et abbosse et relligicuses de la dite abbaye de Port Royal par les mains de Symeon Ak.ak.ia sr du Plessis à ce présent qui lui a baillé, payé, compté, nombre et deslivré presens les notaires soubz signés en louis d'argent lo tout bon, la somme de quinze cent quarante livres et quinze cent livres pour le rachapt, son principal et admortissement des soixante et quinze livres de rente constitués par lesditcs dames au profit dudit s' Pascal par le contract cy endroict escript et quarante livres pour ce qui restoit deub des arrérages de la dite rente escheu et deubz du passe jusqucs à ce jourd'hui, de laquelle susdite somme de quinze cent quarante livres lo dit s"" Pascal se tient content et en a quité et quite Icsdites dames abbessc et relligieuscs et tous autres et ce faisant il a présentement rendu audit s"" du Plessis la grosse dudit contract comme nulle et acquittée, lequel s»^ du Plessis a déclaré que ladite somme par luy fournie provient du rachapt qui a esté cejourd'hui faict auxdites dames par madame la Duchesse de Chevreuse et monseigneur le duc de Luynes son fils de quinze cent livres de rente qu'ils dcbvoient à ladite abbaye, procurant etc. Fait et passé à Paris en l'eslude de Galioys l'un des presens notaires le quatorzième jour de juillet après midy l'an mil six cent soixante un et ont signé : Pascal, Akakia, CousiNET, Galloys.

LETTRES DE SLUSE A PASCAL

I, s4 arril. — II, 8 mai 1660.

Minales à la Bibliotklfifue NatÛMaU, ms. f. lat. 10 i^g, (** 53.

LETTRE DE SLUSE A FAbCAL

%k' Avril 16Ô0.

A Mons' Pascal.

J^ay esté fort 8uq)ris d*apprendre par celles qu^il vous a plû m'escrire que Mons' de Clercelier n^avoit pat receo celles que Mons' Gutiscovius luy a escry il y a quelques mois. Il me Gt sçavoir alors qu'il les luy avoit adressé par uo médecin françois, si je ne me trompe, qu^il avoit rencontré à Louvain, et qu'il esperoit qu'ensuitte d'icelles lions' de Clercelier m'cnvoyeroit l'œuvre de Mons' des Cartes pour le luy faire tenir. Je Fay attendu tout cest hiver et ne le recevant pas je m'estois imaginé que Fincommodité de la saison en estoit la cause ou que Mons' de Clercelier avoit changé de resolution*. Mais je voy

I. Dan* la Préface da Traité de l'homme, ptru on i6ô4i QarMlior raoonie longuement les négociations auiqucllos a donné lieu b préparation dm BgiirM ; mais il ne parie pas du r&le joué par Pascal dans eetia affaire et il ne mentionne Sluse qu'incidemment. C'est, dit-il, •prêt s'être vainement adressé i l'ancien correspondant de Descariaa, Le Roy, on Regius, qu'il eut l'idée de chercher un autre collaborateur en HoUande :

« Et croyant tousjour* (comme il y a grande apparence) que Monâeor Deacartes n'avuit point escrit ce Traitié en désignant comme il a fait ses figures par des lettres sans qu'il les eust luj-mesmo au moins grossièrement tracées, je priaj un dea mes amis, appelé Monsieur Guisonv, sçavant jeune homme, que le deair de s'instruire portoit lors k voyager, de s'informer en passant par lea Paya-Bas s*il ne poorroit point découvrir que quelqu'un eust ces figures, ou du moina de soUieâter partout les plus habiles et les plus affectionnes k eelte Philoaophie d'y vouloir travailler. Il eut le bonheur de rencontrer à

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maintenant qu'il n'y a pas de changement ny d'un costé ny d'autre et que la seule perte d'une lettre a causé tout ce mesenlendu. J'ay fait part de la vostre à Mons' Gutiscovius et j'en attendois la responce avant le partiment du présent courrier, mais ne l'ayant peu recevoir je n'ay pas pourtant voulu manquer de vous faire la présente pour vous asseurer qu'il n'a pas changé de resolution, comme j 'espère de vous faire voir bientost par ses lettres. Je suis très aise que vostre santé commence à revenir et je ne doute pas que la nouvelle saison ne vous la rendra toute entière. C'est ce que je souhaite avec passion puisque [je] suis absolum^..

Louvain Monsieur de Gulschoven avec lequel [il] eut plusieurs conférences, et apprit de luy que Monsieur de Sluze l'y vouloit engager. Aussi-tost il m'en donna advis et comme je n'avois pas l'honneur de le connoistre, il me le dépegnit si-bien et avec des qualitez A avantageuses que je crus ne pouvoir mieux rencontrer qu'une personne qui, comme luy est tout ensemble grand Anatomiste et sçavant Mathématicien, qui entend parfaitement tous les ouvrages de Monsieur Descartes, avec lequel il a mesme conversé plusieurs fois, et qui avec cela a cette sorte d'esprit mechanique que cette philosophie demande. »

Il fut donc convenu que Clerselier enverrait à Gutschoven le Traité de l'Homme, dont il s'agissait de faire les figures. Cependant, par sviite d'un malentendu, les relations se trouvèrent un moment interrompues entre le professeur de Louvain et l'éditeur de Descartes, en sorte que celui-ci crut devoir chercher à Paris un autre dessinateur. Il s'assura donc le concours de Louis de La Forge. Mais, ayant ultérieurement repris contact avec Gutschoven par l'intermédiaire d'un gentilhomme Flamand, de Nonancourt, et ayant accepté ses services, il se trouva posséder doubles figures ; il publia les unes et les autres dans son édition de i664.

LETTRE DE SLUSE A PASCAL

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