SUR LA DETTE DU PÉCHÉ
observant, Dieu vous doit; autrement vous lui devez. Quoi? toutes les malédictions. Au Deutér.
IL*" Point. Si bien que tout ce qui nous reste après le péché , ne nous reste plus que par grâce. Notre Evangile : Jussit eum Dominus ejui venumdari , et uxorem ejus , et Jilios , et omnia quœ hahebat, et reddi{^) : « Son maître commanda qu'on le vendît, » lui, sa femme et ses enfans, et tout ce qu'il avoit, » pour satisfaire à cette dette ». Le pécheur mérite d'être affligé en sa personne , en ce qui lui est cher, en sa postérité : Insuper et unwersos languores , et plagas quœ non sunt scriptœ in 'volumine legis hu~ jus (*^) : « et même tous les maux et toutes les plaies » qui ne seroient pas marquées dans ce livre de la » loi »; parce que, temporelles. Mais il y a un autre livre , le nouveau Testament , qui n'a que des promesses, et aussi des menaces spirituelles, plus terribles.
Voilà ce que nous devons. [Nous sommes insolvables :] preuve, la croix de Jésus-Christ. Innocent, il ne de voit rien : Princeps hujus inundi in me non liahet quidquam (?) : « Le prince de ce monde n'a » rien en moi qui lui appartienne ». Pourquoi paiet-il? Il est caution. On ne discute la caution, que lorsque la partie principale est insolvable : Jésus est donc contraint par corps. Mais puisqu'il a payé, nous sommes donc quittes. [Nullement : il faut encore que] l'application [de ses mérites se fasse en nous;] autrement c'est comme s'il n'étoit pas mort. C'est pourquoi le supplice éternel s'ensuit; éternel,
0) Malt xvin. i3.'-'{'^) Deut. xxviii. 61. — C^) /ort«. xiv. 3o.