‹ Œuvres; revues sur les manuscrits originaux et les éditions les plus correctes (volume 4)Chapitre 46 sur 58 · SUR LES DEVOIRS · texte numérisé non relu

SUR LES DEVOIRS

OÙ je vous vois toutes, vous serez vraiment ma joie, ma consolation et ma couronne au jour du Seigneur. Voilà , mes chères Filles , ce que j'attends et espère de vous : donnez-moi cette consolation ; respectezvous les unes les autres : je vous le dis et vous le recommande derechef. Car enfin , mes Filles , vous êtes l'ornement de l'Eglise, vous en faites la plus belle partie , vous êtes la portion et le troupeau de Jésus-Christ, Ne de'ge'ne'rez pas de ces nobles et sublimes dignités; ne démentez pas aussi cette qualité si auguste d'être les épouses de Jésus - Christ ; ne déshonorez pas votre mère la sainte Eglise, et ne blessez pas le cœur de son Epoux, qui seroit percé de douleur s'il ne vous voyoit pas tendre à la pratique des vertus solides.

Après vous avoir exhortées à la perfection de votre état, comme j'y suis obligé par mon ministère; quoiqu'en perfectionnant les autres nous nous laissions tomber malheureusement tous les jours dans des fautes, et qu'en veillant sur autrui nous ne prenions pas assez garde à nous-mêmes : je vous dirai comme saint Paul (0, que je crains qu'après avoir enseigné et prêché les autres, je ne sois moi-même condamné de Dieu, Demandez donc pour moi sa miséricorde, dont j'ai tant de besoin pour opérer mon salut , afin que je ne sois pas jugé au dernier jour à la rigueur. Je m'en vais , mais ce ne sera pas pour long-temps ; et si les affaires de l'Eglise m'obligent à m' éloigner un peu de vous, c'est par nécessité; et je puis dire avec saint Paul (2), que si je m'absente de corps, je demeure en esprit avec vous.

(0 /. Cor. IX. 37. — {?) Ibid. v. 3.

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