CHAPITRE XII
Affectation de rapporter le ridicule que Volzogue , socinien, donne à l'enfer.
Je suis encore contraint d'observer que les objections qu'il affecte le plus de rapporter sont celles où les sociniens ont répondu je ne sais quoi, qui donne un air fabuleux, et par conse'quent ridicule à la doctrine catholique. Telle est celle-ci de Volzogue : Si on l'en croit, dit M. Simon (0, tout ce au on dit de T enfer est une fable , qui a passé des Grecs aux Juifs, et ensuite aux Pères de l Eglise. Qu'est-ce que cela faisoit à la critique ? On sait assez que les sociniens rejettent l'éternité des peines ; et si M. Simon ne le vouloit pas laisser ignorer à ceux qu'il instruit si bien de cette religion , il pouvoit dire leur sentiment en termes plus simples ; mais de choisir un passage où l'on affecte de donner l'idée d'aller chercher dans la fable l'oriffine des enfers, pour insinuer tout le ridicule qu'on y peut trouver, et représenter les saints Pères dès l'origine du christianisme, comme de débiles cerveaux, qui ont reçu des mains des poètes et de celles des Juifs un conte sans fondement , c'est vouloir gratuitement répéter un blasphème contre le précepte du sage : JYe répétez point une parole malicieuse : Ne ITERES VERBUM NEQUAM i"^). Nc Ic faitC^
pas sans nécessité, ne le faites pas sans y joindre une solide réfutation : autrement la répétition de
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ET DES SAT>-TS pfeRES, LtV. lîl. l45
cette parole maligne, comme celle des me'disans, sera un moyen de l'insinuer et un art de la re'pandre. Il ne suffit pas, après l'avoir re'pe'te'e, de dire en passant et très-froidemenl que l'Evangile y est coatraire, ce que personne n'ignore, et que vous n'appuyez d'aucune preuve. Ce n'est pas ainsi qu'il faut rejeter les ide'es qui flattent les sensj il faut ou s'en taire ou les foudroyer.