OEuvre de O. Roty
une partie des matériaux de ce long travail bibliographique, et qui les a vérifiés et complétés par une analyse rigoureusement détaillée de tous les recueils académiques et périodiques dans lesquels sont disséminées les innombrables études de M. Chevreul sur les plus importantes questions scientifiques. C’est, pour ainsi dire, lui-même qui expose, sans commentaires, ses études, ses découvertes, ses opinions de tous les jours, justifiant ainsi ce titre modeste qu’il a aimé h se donner de Doyen des Elndiants de France. La brièveté de nombreuses communications à des Sociétés savantes n’en diminue point l’importance. Souvent, en effet, des résumés succints de longues discussions scientifiques offraient à M. Chevreul l’occasion d’en démontrer le caractère et l’intérêt. C’est, entre autres, ce que rend évident l’analyse très-détaillée des procèsverbaux de la Société centrale d’Agriculture de France, dont M. Chevreul est depuis longtemps Président.
La liste bibliographique, rédigée par M. Malloizel, a déjà été publiée, mais non intégralement et sans la mention des sources consultées, si utile pour des études ultérieures, à la suite de l’éloquent discours dans lequel M. Frérny, Directeur du Muséum d’Histoire naturelle, a exposé et apprécié, avec sa légitime compétence, le caractère et les mérites des travaux de son illustre prédécesseur. C’est, en effet, au Muséum dont M. Chevreul a été longtemps Directeur, que s’est écoulée et se continue sa longue et infatigable carrière, dont il n’a pas été distrait un seul jour, même pendant la douloureuse période qui lui a fourni l’occasion de i-evendiquer les privilèges les plus légitimes de
la science contre les erreurs aveugles de Tinvasion étrangère.
J’ai eu moi-même, depuis plus de cinquante ans, l’honorable devoir et d’incessantes occasions, dans mes fonctions de Bibliothécaire, de constater et d’admirer les consciencieuses études de M. Ciievreul, dont les principaux résultats étaient seuls publiés.